Milan, en Italie, a connu sa deuxième journée de chaos et de pillages après une manifestation contre la vie chère. Et en Grèce, en Albanie, au Portugal, la population se révolte aussi.
Des violences urbaines ont éclaté dans plusieurs pays européens à la suite de manifestations contre la vie chère, notamment en Italie.
En Belgique, au Portugal et en Grèce, des mobilisations se sont également organisées contre la hausse du coût de la vie et les difficultés d’accès au logement.
De son côté, l’Albanie connaît sa sixième journée consécutive de manifestations violentes contre les conditions d’étude dans les universités et la corruption.
es poubelles renversées, des scooters et des vélos vandalisés, des gaz lacrymogènes et des canons à eau utilisés pour disperser : ces scènes rappellent les événements français. Dimanche à Milan, capitale économique de l’Italie, des jeunes et la police se sont affrontés pour le deuxième jour consécutif. Les violences ont commencé la veille en marge d’une manifestation contre la vie chère. Au total, la police de la métropole lombarde a arrêté plus de 200 personnes depuis samedi, selon l’agence de presse Ansa.
Dimanche, la Première ministre Giorgia Meloni a convoqué une réunion de sécurité afin de faire face aux violences en cours, qui ne sont pas sans rappeler, à un moindre degré, certaines scènes de chaos et de pillages s’étant déroulées samedi à Paris. Des scènes de chaos se sont produites dans d’autres villes du nord, Bologne et Turin.Le maire de Milan Giuseppe Sala (centre gauche) a déclaré avoir vu « des vitrines brisées, des magasins pillés et des citoyens effrayés ». « Ce qui s’est passé ici, c’est ce que nous voyons dans de nombreuses villes dans le monde, a-t-il déclaré dimanche à l’agence de presse italienne Ansa. Je suis très inquiet parce qu’il s’agit d’un nouveau phénomène, qui trouve aussi son origine dans un contexte international et se nourrit donc de lui-même. »
En Belgique, au Portugal et en Grèce aussi…
Samedi en Belgique, des centaines de personnes ont manifesté à Bruxelles et à Liège, dans le sillage de la journée de mobilisation organisée en France contre la vie chère. Des poubelles, des trottinettes en libre-service et du mobilier urbain ont été incendiés. Une dizaine d’arrestations ont été signalées dans la capitale. A Bruxelles, la police a dû faire usage de gaz lacrymogènes en fin d’après-midi, devant la Bourse en plein centre-ville, pour disperser des jeunes gens dont certains lançaient des projectiles.
Dans le pays, les lycéens se mobilisent depuis début octobre dans plusieurs grandes villes pour protester notamment contre la hausse récente des frais d’inscription à l’université.
Les manifestations antigouvernementales menées par des étudiants à Tirana se poursuivent pour la sixième journée consécutive. - Vlasov Sulaj/ZUMA/SIPA
« Plus de salaire, de meilleures pensions et des services publics. Contre la hausse du coût de la vie. Un nouveau cap pour le Portugal ! ». À Porto, Coimbra et Lisbonne aussi, des rassemblements ont été organisés sous ce mot d’ordre, rapporte Euronews. La crise du logement occupe aussi une place centrale dans la contestation, avec une hausse des loyers et des prix immobiliers qui compliquent l’accès à un logement abordable. Des milliers de personnes étaient notamment présentes dans la capitale.
Au début du mois d’octobre, en Grèce aussi, les étudiants se sont mobilisés contre la vie chère et les difficultés d’accès au logement. Certains ont affiché, lors des manifestations, des slogans en français.
Un soulèvement en Albanie
En Albanie, le pays a connu sa sixième journée consécutive de mobilisation dimanche. Tirana, la capitale, est depuis mardi le théâtre de violentes manifestations auxquelles ont participé des milliers de personnes protestant contre les conditions d’étude dans les universités, les frais d’inscription élevés et la corruption. Dimanche, des protestataires ont incendié des poubelles, brisé des vitres, y compris au siège du Parti socialiste au pouvoir, et mis le feu à un commissariat de police ainsi qu’à l’entrée du ministère de l’Intérieur.
Mais c’est samedi que les violences les plus importantes depuis le début du mouvement ont été constatées. Des manifestants ont lancé des pierres, des cocktails Molotov, des objets métalliques et des engins pyrotechniques en direction de la police. Ils ont mis le feu à des voitures et à des poubelles et en ont fait des barricades pour bloquer les policiers. Pendant la nuit qui a suivi, plusieurs bâtiments, dont un tribunal, des banques et un bureau de poste, ont été incendiés ou gravement endommagés. En réponse, la police a tiré des balles en caoutchouc contre les manifestants pour la première fois depuis que le mouvement a commencé.
20minutes / Provinces26rdc.com
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