Pour le premier, c’est un crime contre l’humanité commis mercredi à Goma alors que le second qualifie le massacre du 30 août, d’un carnage opéré par l’armée sous le commandement du gouverneur militaire du Nord-Kivu. Les opposants Katumbi et Fayulu exigent des enquêtes sérieuses et compatissent au même moment avec des familles éplorées.
Lors d’une manifestation interdite à l’appel d’une secte contre la présence de la Monusco dans l’est de la RDC, les forces de sécurité ont réprimé à feu et à sang les civils mains nues pour étouffer dans l’œuf cette activité, condamne les mouvements pro-démocratie. Le bilan fait état de près de 43 morts, mais il pourrait être plus, selon les organisations locales. Des images de victimes qui circulent sur les réseaux sociaux, font froid au dos. Des corps sans vie sont entassés les uns sur les autres.
Tout en indexant l’incapacité de l’exécutif à mettre un terme à l’insécurité dans l’est du pays, le leader d’Ensemble, Moïse Katumbi rappelle aux décideurs que les criminels sont en liberté et circulent librement. De plus, a-t-il souligné, aucun crime ne doit rester impuni.
Je condamne le massacre qui vient d’avoir lieu à Goma. Les victimes étaient non armées. Cette tuerie est un crime contre l’humanité. Les images qui circulent sont insupportables, car le droit à la vie est sacré ! Toutes mes condoléances aux familles et proches des victimes, a-t-il souligné.
Le candidat à la présidentielle de décembre 2023 note l’incapacité du gouvernement à mettre un terme à l’insécurité. Katumbi considère cette faiblesse comme le plus grand échec du régime Tshisekedi. À Goma, une enquête doit être diligentée. “Les auteurs de cette tuerie ainsi que leurs commanditaires doivent être identifiés, traduits en justice et condamnés avec sévérité. Aucun crime ne peut rester impuni”, a insisté Moïse Katumbi sur X (ex-Twitter).
Inconsolable, Martin Fayulu, le chef de file de l’Ecidé, a regretté lui aussi sur X, le fait que les dépouilles des victimes aient été traitées avec le plus grand déni d’humanité. D’après le “soldat du peuple”, personne n’a le droit d’ôter la vie à un concitoyen manifestant, qu’importent ses croyances et son combat.
Nous condamnons le carnage à Goma des membres d’un groupe révolté contre l’insécurité, perpétré par nos éléments des FARDC sous le commandement du gouverneur militaire du Nord-Kivu. Les dépouilles des victimes ont été traitées avec le plus grand déni d’humanité. Personne n’a le droit d’ôter la vie à un concitoyen manifestant, qu’importent ses croyances et son combat. Cette énième violation des droits humains doit faire l’objet d’une enquête sérieuse et les responsables punis !
Les manifestations se multiplient depuis deux ans contre la Monusco, à qui les habitants reprochent de ne pas parvenir à neutraliser le M23 et les dizaines de groupes armés qui sévissent dans l’est de la RDC depuis près de 30 ans. La province du Nord-Kivu, frontalière du Rwanda et de l’Ouganda, est au cœur toujours des violences armées, avec des rébellions répétées et des drames humanitaires constants.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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