Dans un communiqué parvenu à INFOS.CD ce mercredi, cette organisation y va pour preuve, notamment le fait que le ministère public « s’appuie même sur des messages téléphoniques datant de la période où les relations entre le Rwanda et le Congo étaient bonnes pour montrer que Monsieur Fortunat Biselele était en intelligence avec une puissance ennemie. »
Pour l’Asadho, « le fait de refuser de remettre ces messages et voyages effectués au Rwanda, avec toutes les autorisations de l’ANR, dans leur contexte politique, montre une véritable volonté de nuire à un homme qui gênerait certaines personnes au niveau politique ».
Cette organisation donne aussi l’exemple du rétropédalage de la ministre de la Justice, Rose Mutombo. Cette dernière avait ordonné le 10 avril au directeur de la prison de Makala l’évacuation de Biselele vers l’hôpital général de référence de la garde républicaine au camp Colonel Tshatshi, pour des soins médicaux, avant de donner un ordre contraire le 12 mai au motif qu’elle n’a jamais reçu le rapport médical. Mais l’Asadho qui regrette un « acharnement » de la part de la ministre, indique que le rapport médical lui avait déjà été transmis depuis le 27 avril.
Fortunat Biselele a été arrêté le 14 janvier 2023 dans les locaux de l’Agence nationale des renseignements (ANR) alors qu’il répondait à une invitation, par appel téléphonique, de l’administrateur général Hervé Mbelu, pour une séance de travail. Il y passera six jours avant d’être placé à la disposition de la justice. Il est poursuivi pour « actes de trahison, d’atteinte à la sureté extérieure de l’État et de propagation des faux bruits ».
La VSV fustige l’interpellation brutale de Salomon Idi Kalonda

La Voix des sans voix pour les Droits de l’Homme (VSV) exprime ses vives inquiétudes concernant les pratiques et méthodes musclées dont font montre certains éléments des services de sécurité ces derniers temps, à quelques mois des élections présidentielle et législatives prévues le 20 décembre 2023 en RDC, peut-on lire dans son communiqué rendu public mercredi 31 mai 2023.
Pour cette Ongdh, l’interpellation de Salomon Idi Kalonda frise un quasi-enlèvement. En effet, le mardi 30 mai 2023, Salomon Idi Kalonda, membre du parti politique Ensemble pour la République et conseiller spécial de Moise Katumbi Chapwe, candidat à l’élection présidentielle de 2023, a été interpellé avec une brutalité inexplicable et inacceptable à l’aéroport international de N’djili. Une interpellation intervenue quelques jours seulement après la répression brutale des manifestants, membres des partis politiques de l’opposition.
« Quel que soit le motif qu’on reproche à M. Salomon Idi Kalonda, rien dans un Etat de droit ne pouvait justifier le traitement inhumain lui infligeait. Il suffisait tout simplement de lui envoyer une invitation ou une convocation en bonne et due forme au cas où il détiendrait une arme sans autorisation et une carte d’électeur pendant qu’il serait de nationalité belge, comme cela se raconte », fustige la VSV.
L’Ongdh se dit indignée qu’à son lieu de détention, les droits de la victime seraient constamment violés : aucun droit à la nourriture, pas de visite de ses avocats et moins encore des défenseurs des droits de l’Homme.
La VSV s’interroge sur l’acharnement et certains comportements tendant à réduire au silence ou à intimider des opposants politiques alors que leur place est importante en démocratie et leurs critiques pourraient bien aider ceux qui sont au pouvoir pour améliorer leur mode de gestion en cas de besoin.
La VSV invite les autorités congolaises à diligenter une enquête indépendante en vue d’établir les responsabilités et sanctionner les auteurs de cet enlèvement.
infos.cd / Provinces26rdc.com
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