Le parti politique Alternative 2028, formation de l’opposition en République démocratique du Congo, a adressé une correspondance officielle à l’ambassade des États-Unis d’Amérique à Kinshasa. Dans cette démarche, il sollicite une audience auprès du Chargé d’Affaires de cette représentation diplomatique.
Dans ce document signé par le président national du parti, Ados Ndombasi, Alternative 2028 exprime sa volonté de présenter un mémorandum portant sur une question qu’il juge sensible. Il s’agit de l’arrivée sur le territoire congolais de migrants expulsés des États-Unis d’Amérique.
Le parti dit observer cette situation avec réserve, indiquant une certaine réticence face à ce processus. Il souhaite ainsi attirer l’attention de la représentation diplomatique américaine sur les implications de cette question.
Dans son argumentaire, cette formation politique évoque le contexte national actuel. Elle fait référence à des défis sécuritaires qualifiés de multidimensionnels, encore non résolus, ainsi qu’à une fragilité de l’entente intercommunautaire.
Le document souligne également la persistance de divers problèmes sécuritaires qui toucheraient plusieurs régions du pays. C’est dans ce cadre que le parti affirme vouloir mieux comprendre la démarche des États-Unis d’Amérique concernant ce dossier.
Alternative 2028 précise qu’il souhaite convenir d’une date et d’une heure pour une audience avec le Chargé d’Affaires. L’objectif serait de procéder à la remise officielle de son mémorandum et d’exposer ses préoccupations de manière directe.
Enfin, la correspondance conclut en exprimant une haute considération à l’attention de l’ambassade des États-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo.
Pour rappel, la première délégation de migrants expulsés des États-Unis d’Amérique a effectivement foulé le sol congolais ce vendredi 17 avril 2026, avec une arrivée enregistrée à Kinshasa dans la matinée. L’avion transportant ce groupe a atterri à l’aéroport international de N’djili, principal point d’entrée aérien de la capitale, situé dans le district de la Tshangu, où les procédures d’accueil ont été engagées.
Cette première vague serait composée d’une vingtaine de personnes, sans qu’un chiffre officiellement détaillé n’ait encore été communiqué par les autorités compétentes. Parmi les personnes concernées figureraient notamment des ressortissants originaires du Pérou, de la Colombie et de l’Équateur, ce qui confirme le caractère international de ce groupe de migrants expulsés vers la République démocratique du Congo.
Opinion Info / Provinces26rdc.com
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