RDC-Nord-Kivu : la ville de Goma asphyxiée économiquement

La ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu se retrouve isolée de 6 territoires qui l’entourent.

Le mouvement rebelle M23 occupent les principaux axes routiers qui conduisent vers Rutshuru, Masisi, Lubero et Minova.

Plus aucun passage vers ces centres qui pourvoient la ville de Goma en denrées alimentaires.

Des femmes sont contraintes de passer par le lac Kivu pour s’approvisionner en produits vivriers à partir de Minova.

Le lac demeure la seule voie d’accès et de sortie de la ville de Goma.

Cette situation est à la base de la rareté et la hausse des prix des produits alimentaires en provenance des champs.

Des voix s’élèvent pour demander au gouvernement congolais d’intervenir de toute urgence pour éviter à cette agglomération d’environ 2 millions d’habitants une situation d’asphyxie dans laquelle elle risque de se retrouver.

Goma : rareté de produits vivriers en provenance de Minova à la suite de la guerre

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Les produits vivriers tels que les légumes en provenance de Minova se font rares sur le marché de Goma (Nord-Kivu) depuis une semaine, a indiqué quelques vendeuses de cette ville.

C’est la conséquence de la coupure de la route Sake-Minova, sur la nationale numéro 2, à la suite des affrontements qui opposent les rebelles du M23 aux FARDC dans la région.

Les vendeuses qui exercent ce petit commerce empruntent la voie lacustre par boat pour approvisionner la ville de Goma, avec tous les risques.

Tous les produits vivriers agricoles : banane plantin, patate douce, manioc, pomme de terre, les feuilles de manioc et autres légumes BIO sont devenus rares sur le marché de Goma.

Même les prix sont à la hausse, a révélé Belinda Furah, une vendeuse :

« Six patates coutent 2 000 francs congolais. Avant ça se vendait à 1000 francs congolais. Nous vendons 5 bananes plantins à 5000 francs, le manioc en tout cas, c’est encore pire. Parce que nous vendons 3 petites cossettes de manioc à 2000 francs et puis 3 autres aussi à 3000 francs alors que les gros camions nous vendent ça 4 à 10 000 francs ».

Cette vendeuse dit faire face à plusieurs risques pour amener la marchandise de Minova jusqu’à Goma par boat. Mais aussi, elle évoque les tracasseries, la multiplicité des taxes notamment au port de Kituku…

Belinda Furah ne jure que sur la fin de la guerre, afin de mieux exercer son petit commerce.

 


Radio Okapi / Provincs26rdc.com

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