Lors de la réunion extraordinaire du Conseil des ministres du vendredi 11 octobre sous la présidence du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, le gouvernement a évoqué “l’hypothèse d’un budget de 10 milliards USD” pour l’exercice 2020.
Il y a une semaine, lors du Conseil des ministres du 4 octobre, le même gouvernement tablait encore sur un budget de 7,0 milliards USD en recettes et en dépenses. Ce qui a provoqué des critiques de toutes parts au regard des défis qui se posent pour le développement de la RDC et surtout tenant compte des promesses faites par le président de la République pour mettre en œuvre son programme quinquennal, “le peuple d’abord “.
Qu’à cela n’a tienne, le gouvernement veut désormais proposer un Projet de Budget qui serait en phase avec les attentes du peuple qui attend le changement notamment dans le panier de la ménagère et l’assiette de chaque Congolais. D’où ce virage à 180° où l’Exécutif national ambitionne de porter, non pas de 14,57%, mais d’environ 50% carrément le taux d’accroissement du budget 2020 par rapport à 2019. Ce qui serait un exploit qu’aucun gouvernement n’a fait ces dernières années
Le gouvernement renonce à déposer un collectif budgétaire

Le 2 mars 2019, le président de la République Félix TSHISEKEDI a présenté un programme d’urgence couvrant les 100 premiers jours de son mandat. La santé, l’éducation, l’énergie, le transport, l’agriculture, la pêche et l’élevage et autres actions sectorielles sont les piliers de son programme, dont le budget s’élève à 304 millions USD. Ce programme a été élaboré en dehors du cadre réglementaire régissant les finances publiques en RDC.
« Pour résoudre la situation, nous allons intégrer les modifications de la loi des finances 2019 directement dans la loi portant reddition des comptes 2019. Pour l’instant, nos efforts sont conservés dans le projet de loi des finances 2020 », nous renseigne un expert du ministère du Budget.
Pourtant, l’article 26 de la loi cadre des finances publiques est catégorique « … seule la loi des finances rectificative peut, en cours d’année, modifier certaines dispositions de la loi des finances de l’année ».
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