Le changement de la Constitution de la République démocratique du Congo est une nécessité pour résoudre des problèmes récurrents, notamment les relations entre l’État et les provinces, a affirmé le premier vice-président de l’Assemblée nationale, lors d’une interview accordée à une radio française, selon un communiqué publié vendredi.
«Mais parce qu’il y a des problèmes qui cherchent des résolutions, des problèmes récurrents qui se posent, entre autres, les relations entre les provinces et l’État central, mais aussi les compétences des provinces, plus précisément l’élection des sénateurs, des gouverneurs. Ces problèmes ne peuvent pas faire l’objet de révision. S’il faut améliorer le fonctionnement, il faut changer la Constitution parce que ce sont des situations verrouillées par l’article 220 de la Constitution, qui refuse d’être modifié», a déclaré le professeur Jean-Claude Tshilumbayi, premier-vice-présidente de l’Assemblée nationale.
Répondant aux questions du journaliste Christophe Boisbouvier sur Radio France internationale (RFI), le Pr Tshilumbayi a soutenu qu’il était nécessaire de changer la Constitution afin de parfaire le fonctionnement des institutions provinciales et des entités territoriales décentralisées, estimant qu’une simple modification n’était pas possible.
«Dites-vous qu’il y a des problèmes importants. Lorsque l’on se réalise que cette conjonction entre l’État fortement centralisé et le choix voulu par d’aucun d’un État fédéral n’arrive pas à fonctionner à merveille, donc il est nécessaire que l’on revienne sur ce débat. Alors, si l’une des conséquences serait, par exemple, que le Président de la République se représentait, ça ne peut être que le choix du peuple souverain qui déciderait de modifier ou de changer sa constitution. Ce n’est pas ça le leitmotiv. Les raisons sont innombrables et c’est un besoin ressenti par notre population», a-t-il ajouté.
Le premier vice-président de la chambre basse du parlement a indiqué que la manière de désigner les sénateurs et les dirigeants, ainsi que la nécessité d’accorder une plus large autonomie aux provinces dans la gestion de leurs compétences, justifiaient l’adoption d’une nouvelle Constitution, avant d’estimer qu’il n’était pas possible d’améliorer ces aspects en modifiant l’actuelle.
«Moi, chaque fois que les élections sont terminées, j’entends toujours ce débat parmi les électeurs. Dans notre population, c’est un besoin très, très exprimé qu’il faut améliorer», a dit le prof. Tshilumbayi.
S’agissant de l’accueil des migrants en provenance des États-Unis, Jean-Claude Tshilumbayi a précisé qu’il s’agit d’un accord entre États, ajoutant que le gouvernement congolais demeure le mieux indiqué pour apporter toutes les réponses relatives à ce dossier.
Ce voyage s’inscrit dans le cadre de la mission officielle en Europe, notamment pour représenter le Président de la République, Félix Tshisekedi au 4ème Sommet international sur la défense de la démocratie à Barcelone (Espagne).
ACP/Provinces26rdc.com
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