RDC : “Si hier nous parlions d’une transition sans Kabila, cette fois elle se fera sans Tshisekedi” déclare Jean-Marc Kabund

Ce vendredi 24 avril 2026, à l’occasion du quatrième anniversaire de son parti, couplé à la première année de sa reconnaissance officielle, Jean-Marc Kabund a tenu un meeting politique devant le siège de l’Alliance pour le changement (A.Ch), sur la 11ᵉ rue industrielle, dans la commune de Limete à Kinshasa.

Devant ses militants, le président national de l’A.Ch et de la Coalition pour la gauche congolaise (CGC) a vivement critiqué le pouvoir en place, qu’il accuse d’instrumentaliser la guerre dans l’Est du pays pour justifier un éventuel manque de moyens financiers en vue de l’organisation des élections de 2028.

“Savez-vous que la guerre que nous vivons dans l’Est est une affaire de ce régime ? (…) Depuis 2001 jusqu’à aujourd’hui, nos enquêtes révèlent qu’ils ont déjà dépensé plus de 14 milliards de dollars. Nous devons nous mettre autour d’une table pour dialoguer, car cet argent devrait servir à construire le pays et éviter que les Congolais continuent de mourir”, a-t-il déclaré.

Malgré ce constat, l’opposant reste inflexible sur la tenue des prochaines échéances électorales. Pour lui, 2028 constitue une ligne rouge à ne pas franchir.

Nous avons besoin de la paix et, qu’il pleuve ou qu’il neige, les élections doivent être organisées en 2028. (…) Si hier nous avions dit que nous ferions la transition sans Kabila, cette fois-ci nous la ferons sans Tshisekedi”, a-t-il martelé, dans une déclaration qui sonne comme un avertissement politique.

Revenant sur la question du dialogue, Jean-Marc Kabund a rejeté les accusations selon lesquelles cet appel viserait un retour dans les sphères du pouvoir, qu’il qualifie de “régime inconscient et insouciant des préoccupations du peuple”.

Selon lui, le dialogue s’impose comme une nécessité face à la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est.

“Pourquoi exigeons-nous le dialogue ? C’est parce que ce régime est incapable de se battre. (…) Cela fait cinq ans que Bunagana est entre les mains de Paul Kagame. Allons-nous lui laisser faire dix ans pendant que le peuple continue de mourir ? Le dialogue n’est pas une option, c’est un choix réfléchi pour mettre fin à la tuerie des Congolais”, a-t-il soutenu.

Face aux critiques sur le caractère non constitutionnel d’un tel processus, l’opposant reconnaît qu’il s’agit d’une pratique politique déjà expérimentée dans le passé.

“Ils disent que le dialogue n’est pas constitutionnel. Oui, nous acceptons que ce n’est pas constitutionnel. C’est une pratique politique qui a sauvé ce pays à maintes reprises. Qu’est-ce que Étienne Tshisekedi était allé faire à Sun City ? Et nous, qu’étions-nous allés faire au Centre interdiocésain ? Qu’ils arrêtent de mentir”, a-t-il lancé.

Il sied de signaler que Jean-Marc Kabund a exprimé son opposition à tout projet de révision ou de changement de la Constitution, qu’il considère comme inopportun dans le contexte actuel.

 

 

Provinces26rdc.com

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