Le secrétaire américain à la Défense a annoncé, ce samedi 30 mai 2026, d’«importantes décisions» à venir concernant la sécurité en Europe, et loué les pays asiatiques qui, selon lui, ont compris les bases de partenariat qui est fondé sur l’alignement concret des intérêts nationaux, ont informé les médias internationaux.
« Lorsque nos intérêts convergent, nous agissons ensemble avec détermination. Lorsque nos intérêts divergent, nous nous adaptons avec pragmatisme, sans drame et sans faire la morale. Je pense que l’Europe occidentale pourrait en prendre de la graine », a déclaré Pete Hegseth, secrétaire américain à la Défense.
« Je loue les pays asiatiques qui ont depuis longtemps compris que le socle d’un partenariat durable ne repose pas sur des valeurs idéalistes, mais sur un alignement concret des intérêts nationaux», a-t-il ajouté.
Par ailleurs, Pete Hegseth a reproché aux Européens d’avoir longtemps tenu une rhétorique mondialiste creuse au sujet d’un ordre international fondé sur des règles pendant que les capitales européennes ouvraient grandes leurs frontières et vidaient leurs armées de leur substance.
«L’Europe et l’Otan ont d’importantes décisions à prendre et vous en saurez plus bientôt», a dit Pete Hegseth lors du Dialogue de Shangri-La, conférence intergouvernementale sur la sécurité organisée chaque année à Singapour.
«Pendant trop longtemps, les appels polis à nos alliés européens pour qu’ils dépensent davantage pour leur propre défense sont restés lettre morte. Ils sont enfin en train de rattraper leur retard », s’est-il indigné.
Sous la pression de Donald Trump, l’Otan s’est fixé l’an dernier comme objectif d’investir collectivement 5% du PIB de ses membres dans la défense, mais la plupart des pays concernés en sont encore très loin.
Lors d’une récente réunion de l’Alliance atlantique en Suède, le chef de la diplomatie américaine, Marco Rubio, a confirmé aux Européens qu’ils devraient apprendre à vivre avec moins de soldats américains.
Il a indiqué qu’un ajustement serait prochainement annoncé concernant ce que certains à l’Otan appellent «la cavalerie», le vivier de forces pouvant être mobilisées dans les 180 jours en cas de nécessité.
Donald Trump exige depuis longtemps que les Européens prennent davantage en charge leur propre sécurité. Il veut réduire la présence militaire américaine sur le Vieux continent, un sujet revenu sur la table ces dernières semaines face à leur refus de soutenir sa guerre contre l’Iran.
ACP / Povinces26rdc.com
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