Ce lundi 17 août 2026, Thierry Monsenepwo, le cadre de l’Union sacrée, plateforme de la majorité au pouvoir, s’est vivement attaqué à la Coalition Article 64 (C64), après l’expiration de l’ultimatum fixé au 15 août au président Félix Tshisekedi.
Selon lui, le dépassement de cette échéance sans les conséquences annoncées par la coalition de l’opposition démontre les limites de sa stratégie et affecte sa crédibilité auprès de l’opinion.
“Regardez aujourd’hui, la date du 15 août est passée, le soleil s’est levé, le ciel n’est pas tombé sur la tête des Congolais”, a ironisé Thierry Monsenepwo.
Il reproche notamment au C64 d’avoir recours à des ultimatums adressés au chef de l’État.
“Je leur avais dit deux choses. La première, c’est qu’il ne faut jamais, alors jamais, menacer un président de la République avec des ultimatums”, a-t-il déclaré.»
Thierry Monsenepwo critique également la nouvelle échéance annoncée par le C64, fixée au 15 septembre. Il estime que cette date intervient dans un contexte où les Congolais sont davantage préoccupés par la rentrée scolaire.
“En choisissant cette date, ils sont en train d’énerver les parents que nous sommes, parce que nous tous ici maintenant, nous sommes concentrés à ce que nos enfants puissent rentrer à l’école en début septembre”, a-t-il soutenu.
Sur le dialogue politique, le cadre de l’Union sacrée estime que la revendication du C64 a déjà perdu de sa pertinence, affirmant que le président Félix Tshisekedi demeure favorable au dialogue avec les différentes composantes de la classe politique.
“Le président de la République, homme de dialogue qu’il est, a toujours voulu que tous les Congolais de tous bords soient unis autour de la cause nationale”, a-t-il affirmé.
Il appelle ainsi les opposants à ne pas “forcer la main” au chef de l’État.
Thierry Monsenepwo défend également la poursuite du processus parlementaire autour de la loi référendaire, contestée par une partie de l’opposition.
Pour lui, aucune composante politique ne peut empêcher le pays de se doter d’un cadre légal permettant l’organisation d’un référendum.
“Vous ne pouvez pas interdire à un pays de se doter d’une loi référendaire. C’est de la dictature intellectuelle”, a-t-il lancé.
Il rejette par ailleurs les accusations selon lesquelles le processus constitutionnel viserait à permettre à Félix Tshisekedi de briguer un troisième mandat.
“Le chef de l’État n’a jamais souhaité faire un troisième mandat” a-t-il assuré.
Selon lui, une éventuelle transformation de la Loi fondamentale pourrait conduire à l’avènement d’une nouvelle République.
“Il n’y aura pas de troisième mandat. Il y aura une nouvelle République”, a-t-il déclaré.
Thierry Monsenepwo estime enfin que les acteurs politiques congolais devraient davantage se concentrer sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays.
Faisant référence aux déclarations attribuées à Corneille Nangaa concernant de possibles offensives du M23/AFC vers Kalemie et le Katanga, il dénonce les querelles politiques internes.
“Pendant ce temps, nous, nous sommes en train de nous distraire avec des discussions de cuisine et de bas étage. Ce n’est pas normal », a-t-il déploré”.
Il appelle à une opposition « républicaine » et « sérieuse », capable de proposer une véritable alternative politique à la majorité.
“On a besoin d’une opposition républicaine, sérieuse, consacrée réellement à être une alternative de discours contraire à ce que la majorité propose”, a-t-il insisté.
Il sied de noter que s’agissant de Corneille Nangaa et du M23, Thierry Monsenepwo affirme que les autorités congolaises préparent une réponse à la situation sécuritaire dans l’Est. “La République est en train de s’organiser, non seulement pour une contre-offensive, mais aussi pour une stratégie qui va mettre fin à cette aventure”, a-t-il conclu.
Provinces26rdc.com
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