RDC-Dialogue : Sans attendre les précisions de Tshisekedi, Fayulu exige de fait la participation de Kabila et Nangaa

Ce lundi 17 août 2026- Depuis le Gabon, où il a séjourné, le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est entretenu à Libreville avec la diaspora congolaise, notamment au sujet du dialogue politique.

À cette occasion, le chef de l’État a annoncé qu’il s’adresserait à la nation afin d’apporter davantage de précisions sur les contours de ce dialogue, qui, selon lui, ne sera pas comme ceux que le pays a déjà connus.

De son côté, l’opposant Martin Fayulu, l’un des leaders de la Coalition Article 64 (C64), exige que ce dialogue soit inclusif. Pour lui, Joseph Kabila et Corneille Nangaa doivent prendre part à ce grand rendez-vous politique.

« Joseph Kabila et Corneille Nangaa doivent participer au dialogue. Kabila a dirigé ce pays. Son statut, vous le dites comme vous voulez, il a dirigé ce pays. Il est là. Ils ont dit que c’est lui qui arme, c’est lui qui finance le M23, l’AFC. Et il va venir. Il va venir pour dire pourquoi il l’a fait, quel est le problème », a déclaré Martin Fayulu.

S’agissant de Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et actuellement à la tête de l’AFC, Martin Fayulu estime également qu’il doit être associé au dialogue afin d’expliquer les raisons de son engagement dans la rébellion.

«Nangaa, il a été président de la Commission électorale nationale indépendante. C’est lui qui a proclamé, tu sais ce qu’il dit, comme gagnant alors que tu sais qu’il n’est pas gagnant. Bon, maintenant, il est là, il a pris des armes contre le pays. Il tue ou il fait tuer ses frères et sœurs, ses semblables », a-t-il poursuivi.

Pour Martin Fayulu, la participation de ces acteurs devrait permettre d’aborder les différends dans un cadre de vérité, de justice et de réconciliation.

« Il faut qu’il vienne, qu’il dise pourquoi il a fait ça », a-t-il insisté, avant d’évoquer la nécessité du pardon et de la réconciliation nationale.

Entre-temps, la Coalition Article 64, réunie samedi 15 août à l’expiration de son ultimatum sur la convocation du dialogue, a annoncé la reprise de ses actions de terrain pour s’opposer au projet de changement de la Constitution.

La coalition a notamment fixé au 15 septembre le lancement de nouvelles actions de rue de grande envergure.

De son côté, le cadre de l’Union sacrée, Jean-Thierry Monsenepwo, a qualifié cette annonce de « distraction », accusant les initiateurs de vouloir « énerver » les parents d’élèves, alors que ces derniers sont préoccupés par la rentrée scolaire prévue dans deux semaines.

Depeche /Provinces26rdc.com

 

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