Des efforts soutenus se multiplient pour renforcer la riposte contre Ebola dans la ville de Bunia, considérée comme l’un des principaux foyers de l’épidémie en République démocratique du Congo. Profitant de son séjour en Ituri, le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, a procédé, dimanche, à l’inauguration d’un nouveau centre de traitement dédié à cette maladie virale.
La nouvelle structure sanitaire a pour vocation d’améliorer sensiblement l’accueil des patients, leur isolement ainsi que la qualité de leur suivi médical, au moment où les autorités sanitaires redoublent d’efforts pour contenir la propagation du virus. Son inauguration intervient dans un contexte particulièrement préoccupant, marqué par l’absence de vaccin et de traitement homologués contre la souche Bundibugyo, à l’origine de la flambée actuelle.
Pour les équipes engagées dans la riposte, ce centre constitue un outil stratégique de premier plan, permettant de renforcer les capacités d’intervention sur le terrain, d’optimiser la prise en charge des malades et d’accroître de manière significative leurs chances de survie face à cette épidémie. La mise en service du nouveau site de traitement s’inscrit dans le cadre du renforcement des infrastructures sanitaires déployées par le gouvernement congolais et ses partenaires internationaux pour améliorer la détection, le traitement et le suivi des cas, tout en limitant la transmission de la maladie au sein des communautés.

Six guéris depuis la résurgence d’Ebola
Alors que la méfiance de la population envers les centres de traitement d’Ebola ne cesse de croître, six patients ont déjà été déclarés guéris de cette maladie en Ituri. Pris en charge par les autorités sanitaires, avec l’appui de leurs partenaires, ces malades ont bénéficié de soins appropriés ayant conduit à leur rétablissement complet.
Leur guérison vient ainsi renforcer l’idée que les centres dédiés à la prise en charge d’Ebola ne sont nullement des mouroirs, mais bien des structures médicales efficaces et adaptées. Elle constitue également un message fort adressé aux communautés encore réticentes à s’y rendre en cas de symptômes. Des certificats officiels sont d’ailleurs remis aux personnes guéries, attestant qu’elles ne sont plus porteuses du virus.
La hausse du nombre de guérisons contribue à restaurer la confiance du public envers les équipes médicales et les dispositifs mis en place. Elle témoigne également des progrès réalisés dans la lutte contre cette maladie virale. De plus, les autorités saluent le ferme engagement du personnel soignant, souvent en première ligne face à l’épidémie, tout en appelant la population à collaborer davantage avec les services de santé afin d’endiguer efficacement la propagation du virus.
Selon les dernières données disponibles, l’épidémie a déjà provoqué des centaines de cas suspects et plus de deux cents décès suspects en République démocratique du Congo. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu figurent parmi les zones les plus affectées.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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