Lewis Hamilton a remporté, à la stratégie et avec un coup de pouce involontaire de Fernando Alonso, le Grand Prix de Barcelone 2026 de F1 en terrassant les Mercedes. Kimi Antonelli, en route pour la deuxième place, a abandonné dans les derniers tours.
Comme attendu, c’est sous un chaud soleil que débute le tour de formation de l’épreuve catalane sur les coups de 15h, avec des températures de 30°C dans l’air mais surtout 51°C sur la piste, pour une course où la dégradation pneumatique s’annonce forte et où au moins deux arrêts sont attendus.
Côté pneus, justement, alors que la majorité des pilotes – dont le poleman George Russell et le leader du championnat Kimi Antonelli, troisième – font le choix des pneus mediums (jaunes), Lewis Hamilton, sur la première ligne, part en pneus tendres (rouges). Dans le top 10, Max Verstappen (cinquième) et Nico Hülkenberg (neuvième) font également ce choix offensif. En queue de peloton, trois pilotes – dont les deux Aston Martin – font le choix des durs (blancs).
Malgré ses pneus mediums et une excellente impulsion de départ de Hamilton, Russell conserve les commandes de bout en bout de la ligne droite et passe en tête le premier virage, avec une Ferrari collée à ses basques mais rapidement impuissante. Derrière, malgré la lutte, les positions n’évoluent pas dans le top 5. En revanche le départ d’Isack Hadjar, sixième sur la grille, est catastrophique et il se retrouve vite relégué au 15e rang.
Le Français est l’une des animations des premiers tours, contraint qu’il est de remonter face à des pilotes disposant de monoplaces plus lentes : il se joue d’Ocon puis de Sainz pour figurer au 13e rang à l’entame du troisième tour. En tête, Russell s’échappe face à Hamilton, le septuple champion du monde étant vite menacé par la Mercedes d’Antonelli.
Au cinquième des 66 tours, Russell compte d’avance 2,5 secondes d’avance sur Hamilton 3,5 sur Antonelli, 6,1 sur Norris, 7,4 sur Verstappen, 8,7 sur Piastri et 9,9 sur Leclerc, qui a gagné trois places. Dès la fin de cette boucle, Lance Stroll doit abandonner en raison d’un problème de boîte de vitesses. Hadjar, de son côté, gagne deux positions de plus sur les deux Alpine pour se retrouver aux portes du top 10.
Au huitième tour, Leclerc – après s’être fait une frayeur en manquant d’emboutir la McLaren au premier virage – fait l’extérieur à Piastri dans le virage 3 et le dépasse pour prendre la sixième position. Hadjar dépasse Lindblad pour entrer dans les points.
Hamilton se débarrasse de ses pneus tendres dès la fin du 12e tour, pour chausser les pneus durs. Il ressort septième, en évitant d’être gêné par l’Audi de Hülkenberg. Russell couvre la stratégie dès la boucle suivante, lui aussi pour des durs. La Mercedes conserve la position sur la piste, mais le septuple champion du monde a gagné quasiment deux secondes sur cet undercut.
Verstappen, qui était sous la pression de Leclerc depuis plusieurs boucles, s’arrête au même tour que Russell, pour mettre des mediums, alors que Norris le fait au passage suivant pour mettre des durs. Antonelli puis Piastri passent par les puits au 14e tour, eux aussi pour des gommes à flancs blancs. Appelé à la fin du 15e tour, Leclerc refuse l’arrêt et préfère continuer, mais finit par s’engager dans la voie des stands lors de la boucle suivante, là encore pour des durs.
Une fois tous les pilotes de tête arrêtés, au 17e tour, l’ordre n’a donc pas évolué dans le top 7, mais les écarts si : Russell est aux commandes avec moins de deux secondes d’avance sur Hamilton, ce dernier comptant désormais six secondes d’avance sur Antonelli. Chez Cadillac, Bottas doit mettre pied à terre. Du côté d’Alpine, on demande un échange de positions, au profit de Gasly, ce dernier passant 12e grâce à cette consigne.
Pendant que l’écart se stabilise autour des deux secondes entre Russell et Hamilton – confrontés aux premiers retardataires -, Antonelli reprend beaucoup de terrain au pilote Ferrari, faisant tomber l’écart à moins de trois secondes au 23e tour. Norris n’est pas en reste, à moins de deux secondes de l’Italien.
Hamilton se décale, Mercedes s’emballe
Au 27e tour, alors qu’il n’est qu’à 2,7 secondes de Russell mais commence à voir Antonelli se rapprocher dangereusement, Hamilton plonge dans la voie des stands pour chausser des mediums : le pilote Ferrari ressort septième et va donc effectuer trois arrêts. Dès son second tour dans ce relais, Hamilton efface littéralement Piastri, par l’extérieur au virage 3, pour se hisser au sixième rang.
Dans le même temps, Russell voit Antonelli revenir à deux secondes, même si l’Italien reçoit un drapeau d’avertissement pour dépassement répété des limites de piste. Verstappen s’arrête deux tours après Hamilton, mais son arrêt est lent (4,5 secondes).
Alors que les leaders se faufilent dans le trafic, Russell voit Antonelli revenir sous la seconde dès le 30e tour. Hamilton, de son côté, dépasse un Leclerc logiquement docile pour se retrouver au quatrième rang.
Au 33e tour, la bataille débute réellement chez Mercedes. Russell protège l’intérieur au premier virage pour contrer une tentative du leader du championnat, avant de gérer la trajectoire sur les virages suivants. Les choses se calment ensuite pendant quelques tours, Antonelli se faisant à la fois rappeler le risque d’une pénalité pour limites de piste, la possibilité de voir Russell passer rapidement par les stands et la menace de Norris derrière.
Le champion du monde en titre s’arrête justement à la fin du 35e tour, laissant la troisième place à Hamilton, le septuple champion du monde n’étant plus qu’à cinq secondes du duo Mercedes. Au 36e tour, c’est Russell qui rentre pour couvrir le risque de la McLaren. Il ressort sans problème devant Norris.
En tête, Antonelli compte alors quatre secondes d’avance sur Hamilton mais s’arrête dès le 37e tour. L’Italien ressort juste devant Norris, et moins de deux secondes derrière Russell. Après 38 tours de course, Hamilton est en tête avec 14 secondes d’avance sur Leclerc, 16 sur Russell, 18 sur Antonelli et 19 sur Norris. Leclerc, non sans gêner légèrement Russell, rentre au stand à la fin du 39e tour.
Alonso vient en aide à Hamilton
Au 40e tour, Alonso immobilise son Aston Martin dans l’herbe à l’intérieur du virage 9. Le Virtual Safety Car est déployé pour évacuer la monoplace. Immédiatement, Verstappen en profite puis, quelques minutes plus tard, c’est au tour de Hamilton. Le pilote Ferrari chausse des pneus durs neufs et ressort juste devant les Mercedes. Le timing est parfait, car la VSC s’arrête quelques secondes après son retour en piste.
Au rang des raisons étonnantes de s’arrêter au garage, Albon doit stopper sa monoplace dans les stands, en raison… d’une caméra mal fixée. Il ressortira en piste après huit tours dans les stands.
Alors que Hamilton compte quatre secondes d’avance, la direction de course indique qu’une infraction potentielle aux drapeaux jaunes est « notée » pour le pilote Ferrari, mais les commissaires indiquent ensuite qu’il n’y aura finalement pas d’enquête. À 20 tours du drapeau à damier, son avance se porte à cinq secondes sur la Mercedes au numéro 63.
Hamilton va ensuite progressivement creuser l’écart, atteignant neuf secondes à 15 tours de l’arrivée. Antonelli, de son côté, commence à se montrer pressant sur Russell, l’Italien lançant à la radio qu’il a « beaucoup plus de rythme ». Norris n’est pas loin et McLaren tente de mettre la pression sur les instances pour vérifier de près les limites de piste du leader du championnat.
Dix tours avant l’arrivée, Hamilton compte 12 secondes d’avance sur sur Russell, 13 sur Antonelli, 15 sur Norris et 32 sur Verstappen. L’intérêt de cette fin de course réside dans la bataille interne entre les pilotes Mercedes, Antonelli campant dans les échappements de son équipier.
Antonelli et Leclerc trahis par la mécanique !
Au 62e tour, l’Italien a trop bien préparé son offensif pour que Russell puisse résister. Le leader du championnat passe, puis défend sa position avant de s’échapper rapidement. Mais, coup de théâtre pour Antonelli : il ralentit et abandonne au 62e tour ! Il s’immobilise à cheval sur la piste au virage 5, le Virtual Safety Car est déployé. Du côté de Ferrari, c’est Leclerc qui connaît un problème de direction assistée !
La course est relancée dans l’avant dernier tour et Lewis Hamilton s’impose au bout des 66 tours de course, pour son premier succès avec Ferrari. George Russell et Lando Norris complètent le podium, suivi par Verstappen, Piastri, Hadjar, Gasly, Colapinto, Lawson et Lindblad.
Motor Sport/Provinces26rdc.com
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