Accord avec l’Iran : Israël redoute que Donald Trump renonce à ses lignes rouges

L’entourage de Benjamin Netanyahou redoute que Donald Trump accepte des concessions sur le programme nucléaire iranien.

À mesure que les discussions entre Washington et Téhéran progressent, l’inquiétude grandit en Israël. Selon la chaîne israélienne N12, l’entourage du Premier ministre Benjamin Netanyahou craint que Donald Trump n’accepte un accord jugé trop favorable à l’Iran, rappelant à certains responsables israéliens le compromis conclu sous la présidence de Barack Obama en 2015.

Au cœur des préoccupations israéliennes figure le sort des quelque 450 kilos d’uranium enrichi détenus par la République islamique. Jérusalem redoute que l’administration Trump se contente d’exiger une dilution du stock iranien plutôt que son retrait complet du territoire. Une option perçue comme un assouplissement majeur des exigences initiales américaines.

Autre source d’inquiétude : plusieurs dossiers considérés comme essentiels par Israël semblent avoir disparu des négociations. Parmi eux figurent l’exigence d’un enrichissement zéro de l’uranium ainsi que la question du programme iranien de missiles balistiques.

« Le grand risque est que Trump nous fasse ce qu’Obama nous a fait », confient des proches du Premier ministre israélien. Contrairement à 2015, Israël dispose toutefois d’une marge de manœuvre politique plus limitée face à un président américain avec lequel Netanyahou a pourtant coordonné l’offensive contre l’Iran.

Malgré ces réserves, Washington affiche son optimisme. Un haut responsable américain estime à 85 % les chances de parvenir à un accord « dans les prochains jours ». Il insiste toutefois sur le fait que l’Iran ne bénéficiera d’aucun allègement économique avant d’avoir appliqué concrètement ses engagements nucléaires.

L’administration américaine tente également de rassurer Israël sur le volet sécuritaire. « Aucun pays ne renoncera à son droit à l’autodéfense », a affirmé ce responsable, précisant que les États-Unis n’empêcheraient pas Israël de répondre à une éventuelle attaque iranienne ou à des actions menées par les groupes soutenus par Téhéran.

Si un accord paraît désormais proche, les divergences entre Washington et Jérusalem sur son contenu exact continuent donc d’alimenter les tensions et les interrogations sur l’après-guerre.


i24News / Provinces26rdc.com

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