Cette décision provoque depuis des retards et annulations massifs sur plusieurs continents, des Philippines à la Colombie.
Airbus a ordonné vendredi le maintien au sol d’environ 6.000 appareils de la famille A320, après la découverte d’une défaillance logicielle sensible aux radiations solaires, à l’origine d’un incident survenu fin octobre aux États-Unis. Cette décision provoque depuis des retards et annulations massifs sur plusieurs continents, des Philippines à la Colombie.
Le constructeur européen a demandé à toutes les compagnies concernées « d’arrêter immédiatement les vols» afin de procéder à la mise à jour d’un logiciel de commande critique. L’alerte remonte au 30 octobre, lorsqu’un A320 de JetBlue reliant Cancun à Newark a soudainement piqué du nez en croisière, avant un atterrissage d’urgence à Tampa. L’enquête interne a conclu que des radiations solaires intenses pouvaient altérer des données essentielles aux commandes de vol.
Pour la majorité des avions, un retour à une version précédente du logiciel suffira, une opération de « quelques heures ». En revanche, environ 1.000 appareils devront subir un remplacement matériel du calculateur ELAC fabriqué par Thales, entraînant plusieurs semaines d’immobilisation. Thales précise toutefois que le logiciel en cause n’est pas de sa responsabilité.
Les compagnies sont lourdement impactées : Air France a annulé 35 vols vendredi ; Avianca estime que 70 % de sa flotte est concernée ; aux Philippines, plus de 40 vols ont été supprimés. Aux États-Unis, American, United et Delta ont engagé des mises à jour en urgence.
L’Agence européenne de la sécurité aérienne (AESA) appelle à la patience et rappelle que, « comme toujours dans l’aviation, la sûreté prime sur tout ». L’A320, entré en service en 1988, reste l’avion le plus vendu au monde avec plus de 12.250 exemplaires livrés.
i24News / Provinces26rdc.com
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