Clôture au Sénat : « Nous avons produit 17 textes de loi sans violer l’article 218 de la Constitution », précise le sénateur Alexis Mondonge

La session ordinaire de mars 2026 restera gravée comme l’une des plus prolifiques de l’histoire parlementaire récente de la chambre haute. Dressant son bilan à l’issue de la plénière de clôture ce lundi 15 juin au Palais du Peuple, le sénateur Alexis Mondonge Bambulu s’est réjoui de l’intense activité législative et de contrôle institutionnel qui a caractérisé ces trois derniers mois de travaux. Pour l’élu de la province du Sud-Ubangi, les chiffres témoignent d’eux-mêmes de l’assiduité des parlementaires.

« Parmi les différentes sessions que nous avons connues depuis l’ouverture de cette législature, celle-ci a été très riche en textes de loi. Nous en avons produit 17 au total », a-t-il révélé avec satisfaction. Le parlementaire a également mis en exergue le dynamisme du contrôle gouvernemental exercé par la chambre haute, matérialisé par de nombreuses questions orales avec débat, des questions écrites ainsi que des questions d’actualité adressées aux membres de l’exécutif national.

 Adapter les textes à l’évolution de la société après 20 ans

Interrogé sur le vote controversé de la proposition de loi fixant les conditions d’organisation du référendum, le sénateur Alexis Mondonge Bambulu a fermement défendu l’opportunité de cette démarche. Il a invité les analystes et la classe politique à dépasser les conclusions hâtives pour s’inscrire dans une perspective historique et juridique rationnelle.

« L’élu du Sud-Ubangi estime que c’est vraiment opportun. Il ne faut pas que nous ayons une lecture rapide de la situation », a-t-il argué. Le sénateur a rappelé à l’opinion publique que l’actuelle loi fondamentale congolaise a été rédigée en 2005 et adoptée par référendum la même année, soit il y a plus de vingt ans. Selon sa lecture, l’évolution de la société et des réalités étatiques impose une mise à niveau des instruments juridiques du pays : « Je pense que tous les textes de loi doivent être adoptés et adaptés au contexte du moment. Donc, ça vaut vraiment la peine que ces textes soient revisités. »

 Une démarche conforme à l’article 218

Pour couper court aux accusations de l’opposition qui qualifie ce processus de « coup d’État constitutionnel », Alexis Mondonge Bambulu a brandi les garanties de légalité qui entourent l’initiative de la majorité parlementaire. Il a insisté sur le fait que le Parlement s’est strictement conformé au balisage imposé par les textes en vigueur.

tenant compte justement des règles exigées par notre Constitution actuelle. Nous n’avons pas violé la Constitution, je crois que ce sont les dispositions de l’article 218 », a-t-il tranché avec assurance. Le sénateur rappelle ainsi que le texte voté ne fait que baliser techniquement la voie pour que toute révision future respecte scrupuleusement les verrous et les procédures démocratiques édictés par le constituant originel.


La Tempête des Tropiques / Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*