À l’instar de ses collègues de la majorité, le sénateur Faustin Luanga Mukela a dressé un bilan particulièrement flatteur de la session ordinaire de mars, qui s’est officiellement clôturée ce lundi 15 juin au Palais du Peuple. Abordé par la presse à l’issue de la plénière, l’élu des provinces a salué une session « très dense » caractérisée par une production législative abondante et de haute facture, marquée par la ratification de plusieurs traités et le vote de réformes économiques de premier plan.
Parmi les textes majeurs adoptés lors de cette dernière ligne droite, le sénateur Luanga a mis un accent particulier sur le projet de loi portant création et organisation du marché boursier en République Démocratique du Congo. Il a qualifié cette législation de « structurante » pour l’avenir financier du pays, soulignant son impact direct sur le renforcement des capacités de financement de l’économie nationale. L’ancien candidat de la RDC au secrétariat exécutif de la SADC a également épinglé le vote des lois sur le contenu local, sur la réformation de la sous-traitance dans le secteur privé ainsi que sur l’agriculture, avant d’évoquer le dossier sensible de la loi référendaire.
Un parallélisme juridique pour justifier la loi sur le référendum
Invité à réagir aux critiques de l’opposition qui remettent en cause l’opportunité de légiférer sur le référendum dans le contexte de crise actuel, le professeur Faustin Luanga a développé une argumentation purement juridique et institutionnelle pour balayer les doutes. Selon lui, il s’agit simplement de matérialiser les mécanismes prévus par la Constitution, au même titre que les autres secteurs de la vie publique.
« La Constitution prévoit les grandes lignes sur la manière dont la cité est gérée, mais il faut des lois organiques pour les compléter », a-t-il expliqué. Établissant un parallélisme didactique, le parlementaire a rappelé que la Constitution prévoit les élections, les libertés publiques ou encore les partis politiques, et que le Parlement a sagement voté des lois spécifiques pour en organiser l’exercice. Il est donc tout à fait logique, selon lui, qu’une loi vienne définir comment reformuler et organiser un référendum en cas de besoin.
Le réalisme sécuritaire face au calendrier politique
Tout en défendant la nécessité pour la RDC de se doter d’un arsenal juridique moderne, le sénateur Faustin Luanga n’a pas occulté les réalités tragiques du terrain sécuritaire dans l’Est du pays, rejoignant ainsi, avec réalisme, une partie des préoccupations logistiques.
Pour le professeur Luanga, l’adoption de la loi n’équivaut pas à une application aveugle déconnectée des réalités militaires. Il a clairement précisé que la restauration de la paix demeure le préalable à toute consultation populaire, qu’elle soit électorale ou référendaire. « Il faudrait que le pays soit sécurisé. S’il n’y a pas de paix pour les élections, il n’y aura pas d’élections. De la même façon, s’il y a la guerre, il n’y aura pas de référendum dans les parties du territoire national que nous ne contrôlons pas », a-t-il sagement conclu, liant ainsi l’effectivité de la nouvelle loi à la reconquête intégrale de la souveraineté territoriale.
La Tempête des Tropiques / Provincs26rdc.com
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