Selon plusieurs sources sécuritaires, les FARDC auraient récupéré sur le champ de bataille des équipements militaires portant des marquages chinois. Casques, gilets pare-balles, mitrailleuses, véhicules blindés de type HJ-9A… Ce matériel aurait été fourni par la société d’État Xinxing, d’après ces mêmes sources.
Dans une analyse publiée par ADF Magazine, le magazine militaire professionnel trimestriel édité par le Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), Pékin réaffirme n’avoir jamais fourni d’armes à l’AFC/M23. Cette position officielle alimente toutefois le débat autour de la présence d’équipements d’origine chinoise dans les zones de combat. La Chine fournit du matériel militaire au Rwanda, tandis que Kigali continue d’être accusé, notamment par plusieurs rapports internationaux, d’apporter un soutien au M23. Pour de nombreux observateurs, cette chaîne d’approvisionnement soulève des questions sur la responsabilité indirecte des partenaires militaires de Kigali.
Au-delà de l’origine des armes, la RDC rappelle que les conséquences du conflit sont avant tout humaines et territoriales. Des millions de Congolais vivent sous la menace de l’insécurité, tandis que de vastes portions du territoire national demeurent affectées par les affrontements et l’occupation de groupes armés.
Kinshasa ne demande pas à ses partenaires de choisir entre Pékin et Washington, ni entre l’Est et l’Ouest. La revendication est ailleurs : le respect de la souveraineté de la République démocratique du Congo, de son intégrité territoriale et du droit de son peuple à vivre en paix.
Il sied de noter que les immenses ressources naturelles du Congo devraient être un levier de prospérité. Elles ne doivent plus, directement ou indirectement, contribuer à alimenter les conflits qui déchirent le pays depuis des décennies.
Provinces26rdc.com
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