En exil, Matata Ponyo conteste sa peine et met en cause l’impartialité de la justice

L’ancien Premier ministre Augustin Matata Ponyo rejette la condamnation prononcée contre lui par la Cour constitutionnelle.

Reconnu coupable en mai 2025 de détournement de près de 250 millions de dollars destinés au parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo, il a écopé de dix ans de prison, de cinq ans d’inéligibilité, de la privation du droit de vote, de l’exclusion de toute libération conditionnelle et de la confiscation de ses biens à hauteur des sommes détournées.

S’exprimant ce mercredi 28 janvier 2026 sur TV5 Monde, Matata Ponyo affirme n’avoir « pas été jugé conformément à la loi ». Il soutient que sa condamnation serait motivée par son refus de collaborer avec le gouvernement du président Félix Tshisekedi et qualifie son procès de « tribalo-ethnique ». Selon lui, les juges qui l’ont condamné « appartenaient tous à la tribu du président » et « étaient tous du Kasaï ».

Ayant quitté la République démocratique du Congo avant l’exécution de sa peine, l’ancien chef du gouvernement vit désormais en exil. Malgré la lourdeur de la sentence, il dit rester convaincu que « la vraie justice sera rendue un jour », dénonçant ce qu’il considère comme une instrumentalisation politique de l’appareil judiciaire.

 


Netic News / Provinces26rdc.com

Soyez le premier à commenter

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*