L’usage de la craie blanche dans les salles de classe, bien qu’ancré dans les pratiques pédagogiques traditionnelles, présente des risques non négligeables pour la santé des enseignants. La poussière qu’elle dégage, principalement composée de carbonate de calcium, peut provoquer des irritations oculaires, voire des troubles de la vision. Sylvie Otoke Ramazani, enseignante de chimie au collège Saint Théophile à Lemba à Kinshasa, alerte sur les effets de ces particules qui affectent non seulement la vue, mais aussi les conditions d’enseignement au quotidien.
Au-delà des atteintes oculaires, l’exposition prolongée à la poussière de craie peut également entraîner des problèmes respiratoires. Inhalées régulièrement, ces particules fines peuvent irriter les voies respiratoires et favoriser l’apparition de maladies pulmonaires. Les enseignants, exposés pendant de longues heures dans des salles souvent peu ventilées, figurent parmi les plus vulnérables. La question de la qualité de l’environnement d’apprentissage se pose ainsi avec acuité.
Face à ces risques, plusieurs voix s’élèvent pour appeler à la modernisation des équipements scolaires. L’introduction de tableaux numériques ou de solutions alternatives pourrait limiter l’usage de la craie et améliorer les conditions de travail. Un tel investissement traduirait une volonté de protéger la santé des enseignants tout en renforçant la qualité de l’enseignement. La problématique mérite une attention urgente des autorités compétentes.
Netic News / Provinces26rdc.com
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