Depuis une semaine, les membres membres du Syndicat national des médecins (SYNAMED) sont en grève dans la province du Kasaï‑Central, paralysant le système de santé. Dans plusieurs hôpitaux, les consultations sont suspendues : certains patients rentrent chez eux sans soins, d’autres restent hospitalisés mais sans prise en charge médicale complète.
À l’hôpital général de référence de Ndesha, les médecins sont absents. Dans les couloirs, les malades attendent, parfois en vain.
« Je ne suis pas bien traitée parce qu’il n’y a pas de médecin. C’est pénible », témoigne Julie Njiba, hospitalisée depuis une semaine :
Les infirmiers assurent le minimum, cependant leurs interventions restent limitées pour les cas graves.
« Il y a des diagnostics qui nécessitent seulement des médecins. Alors les médecins sont en grève et, à notre niveau, on ne sait quoi faire », souligne Bernadette Tuseku, infirmière.
Revendications du SYNAMED
Le syndicat maintient son mouvement jusqu’à la satisfaction de ses revendications. Selon Jean Mputu, secrétaire adjoint provincial du SYNAMED : « En dehors du serment d’Hypocrate, il y a aussi le testament d’Hypocrate, une recommandation pour les médecins d’avoir une vie d’aisance. Nous n’avons pas un problème contre les malades mais nous exigeons que le Gouvernement réponde à nos besoins ».
Depuis le 24 juin, les médecins réclament notamment :
- Intégration de la paie complémentaire au salaire de base
- Mécanisation de 1 000 médecins par trimestre
- Alignement de la prime de risque pour 800 médecins chaque trimestre.
Cette grève affecte directement les malades, privés de soins essentiels. Les acteurs de la société civile craignent une aggravation de la situation sanitaire si le Gouvernement ne répond pas rapidement aux revendications du SYNAMED.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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