Guerre dans l’Est : des bombes larguées par le M23 tuent un enfant à Mubambiro

Les rebelles du M23 ont largué quatre bombes ce jeudi matin 4 avril vers Sake (Nord-Kivu), tuant un enfant et blessant quatre autres personnes, selon des sources militaires.

Alors que des tirs étaient entendus entre 8 heures et 11 heures locales dans cette zone, les rebelles ont lancé au moins quatre bombes qui sont tombées à différents endroits.

Une bombe dans un camp militaire de Kasengezi, près de Mugunga, à l’ouest de Goma, deux autres dans les environs des bases militaires des FARDC et des forces de SAMIDRC à Mubambiro, causant la mort d’une fillette et blessant quatre autres civils vivant dans la région. La quatrième bombe est tombée au quartier Mayutsa, au sud de Sake, sans faire de victime.

Après cela, les combats ont baissé d’intensité en fin de matinée.

Bien que des combats ont eu lieu entre les rebelles du M23 et l’armée congolaise avec ses alliés ce jeudi, sur deux fronts, notamment autour de Kibirizi et Rwindi, au nord du territoire de Rutshuru, ainsi qu’autour de la cité de Sake, au territoire de Masisi, ces affrontements ont baissé d’intensité.

Plusieurs sources affirment que la situation reste très volatile dans ces zones.

Pour la partie nord de Rutshuru, ces mêmes sources indiquent que mercredi dans la soirée, des combats avaient encore repris sur l’axe Kibiri-Birundule-Kanyabayonga, ainsi que sur l’axe Rwindi-Kanyabayonga.

De son côté, l’armée rapporte que la tentative des rebelles de percer vers la localité de Kanyabayonga a été repoussée par les FARDC et leurs alliés locaux.  Des sources au sein des FARDC insistent toutefois sur la nécessité de renforcer l’armée en moyens nécessaires pour faire face aux menaces accrues des rebelles.

Beni : les dispositifs sécuritaires renforcés à Mangina au lendemain des massacres d’au moins 13 civils

Les mesures de sécurité ont été renforcées en territoire de Beni (Nord-Kivu) au lendemain des massacres des civils au quartier Mangodomu, dans la commune de Mangina à près de 30 Km à l’ouest de la vile de Beni. L’administrateur du territoire, le colonel Ehuta Omeonga Charles, a donné cette assurance mercredi 03 avril, après sa descente dans la zone pour s’imprégner de la situation sécuritaire et constater les dégâts, où il a appelé la population à la vigilance.

« Notre armée travaille dur pour que la sécurité soit rétablie. Nous rassurons la population que des mesures de sécurité ont été prises pour sa protection. Que la population soit calme et laisse l’armée faire son travail », a-t-il rassuré

Mangodomu affiche un visage sinistre après l’attaque que l’on attribue aux Forces démocratiques alliées (Adf), mardi 2 avril. Centre de Santé, kiosques, officines pharmaceutiques, boutiques et maisons d’habitation incendiés, c’est le nouveau décor amer perceptible le long de la Route nationale n°44.

Pour rappel, munis des armes d’assaut et automatiques, les assaillants ont d’abord ciblé le centre de santé de Mangodomu dans l’objectif, sans succès, de piller les produits pharmaceutiques. Ils ont partiellement incendié la salle de Consultation prénatale (CPN) avant d’entrer dans la salle de chirurgie. Ils y ont rencontré un malade sous anesthésie alors que le personnel soignant venait de s’échapper avec d’autres agents de cette structure, témoigne, Désiré Kambale, infirmier titulaire.

Les assaillants se sont en suite dirigés vers le carrefour après avoir incendié 7 motos des agents de cette structure sanitaire. Sur la route principale, ils ont pillé et incendié au moins 5 maisons de commerce (boutiques, officines pharmaceutiques, kiosques…). Le bilan humain de cette incursion fait état de 13 civils tués, indique la société civile locale.

Mercredi, les militaires congolais se sont dirigés en brousse sur la trace des assaillants pour une patrouille de combat.

Radio Okapi/Provinces26rdc.com

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