Les prix du blé meunier et du maïs ont clôturé mardi à un nouveau record sur le marché européen, respectivement à 351,25 et 340 euros la tonne sur l’échéance de mars 2022, galvanisés par la crise russo-ukrainienne.
Les cours des céréales ont poursuivi leur envolée de la veille, alors que « la crise s’installe »: les ports ukrainiens sont toujours bloqués et la demande est forte, avec « des acheteurs qui cherchent des solutions » pour remplacer les cargaisons ukrainiennes sur lesquelles ils espéraient pouvoir compter, a expliqué à l’AFP Damien Vercambre, courtier pour le cabinet Inter-Courtage.
« Rien n’a vraiment changé aujourd’hui, mais les marchés commencent à prendre la mesure de la situation: les exportations totalement à l’arrêt en provenance d’Ukraine et l’urgence de trouver de nouveaux débouchés », a-t-il poursuivi.
L’Egypte, qui cherche depuis trois jours à acheter du blé, « a une nouvelle fois annulé son appel d’offres, jugeant probablement les prix trop élevés », a relevé le cabinet Agritel.
La situation est très tendue sur le maïs: « A ce jour l’Ukraine a exporté 18,7 millions de tonnes de maïs sur un total attendu d’ici la fin de campagne à plus de 33 millions de tonnes », rappelle Agritel.
Alors que le conflit s’installe, nul ne sait quand le moindre grain pourra sortir d’Ukraine. « La Chine attendait 4 à 5 millions de tonnes de maïs ukrainien et cherche à s’approvisionner ailleurs », a indiqué M. Vercambre.
En blé, le précédent record avait été battu lundi soir, avec une tonne clôturant à 322,50 euros sur l’échéance de mars 2022 sur Euronext.
Sur le marché européen, le précédent record pour le maïs remontait au 4 août dernier: le cours avait alors atteint les 320 euros en clôture.
rtbf /Provinces26rdc.net
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