La grève des agents engagés dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola a repris ce samedi 25 juillet 2026 à Bunia, dans la province de l’Ituri, moins de 24 heures après le séjour de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka dans cette partie du pays.
Plusieurs soignants affectés au Centre de traitement Ebola (CTE) Elikya ont quitté leurs postes pour réclamer le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires. Cette situation intervient alors que la visite de la cheffe du gouvernement avait fait naître l’espoir de voir les difficultés auxquelles sont confrontées les équipes de la riposte trouver une solution.

Cette reprise de la grève intervient également quelques jours après le passage du ministre de la Santé, qui avait assuré que les agents de la riposte seraient payés dans les plus brefs délais grâce à un nouveau système de paiement par cartes bancaires. Mais, selon les grévistes, ces promesses ne se sont toujours pas concrétisées.
En abandonnant leurs postes, les soignants ont paralysé une partie des activités de prise en charge, laissant plusieurs malades sans assistance. Cette situation fait craindre un affaiblissement de la riposte dans une province considérée comme l’épicentre de l’épidémie, au moment où les autorités sanitaires insistent sur la nécessité d’intensifier les efforts pour freiner la propagation du virus.
Selon les dernières données, l’épidémie a totalisé 2 536 cas confirmés, dont 1 034 décès, soit un taux de létalité de 40,7 %. Au total, 506 patients ont été déclarés guéris, tandis que 738 autres sont encore en isolement ou sous traitement.
La reprise de la grève intervient alors que les appels se multiplient en faveur du renforcement de la riposte et que les experts de l’Organisation mondiale de la Santé alertent sur le risque de voir cette épidémie devenir la plus dévastatrice si les mesures nécessaires ne sont pas prises à temps.
?Ebola en Ituri : au lendemain de la visite de Judith Suminwa, première ministre et cheffe du gouvernement, la grève des agents paralyse le CTE d’Elikya à Bunia pic.twitter.com/Pn2ohkLA8I
— Afro infos 243 (@243Afro12253) July 25, 2026
Ebola en RDC : près de 3 000 cas confirmés, l’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie

La riposte contre la maladie à virus Ebola se poursuit en République démocratique du Congo, où les autorités sanitaires intensifient leurs interventions dans les provinces les plus touchées afin de freiner la propagation de l’épidémie.
Selon le dernier rapport de la situation d’Ebola, cinq provinces demeurent concernées par la réponse sanitaire : le Haut-Uélé, l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu et la Tshopo. Les équipes déployées sur le terrain poursuivent les activités de surveillance épidémiologique, de prise en charge des patients, de recherche et de suivi des contacts.
À ce jour, la RDC totalise 2 973 cas confirmés. Parmi eux, 766 patients sont actuellement en isolement ou hospitalisés, 540 personnes ont été déclarées guéries, tandis que 1 309 décès ont été enregistrés, portant le taux de létalité à 44,0 %. Le taux de suivi des contacts atteint,quant à lui, 73,9 %, un indicateur essentiel pour limiter les chaînes de transmission.
L’épidémie continue également de s’étendre sur le plan géographique. Une nouvelle zone de santé a été affectée dans la province du Haut-Uélé, portant à 48 le nombre total de zones touchées depuis le début de l’épidémie. Parmi celles-ci, 47 restent en transmission active, ce qui témoigne de la persistance de la circulation du virus.
Sur le plan opérationnel, les autorités ont renforcé la coordination de la riposte. La Première ministre ,Judith Suminwa, a effectué une visite en Ituri et dans la Tshopo afin d’évaluer les actions menées sur le terrain et d’encourager les équipes engagées dans la lutte contre Ebola.
Par ailleurs, un nouveau laboratoire de diagnostic a été mis en service à Kasenyi, une infrastructure destinée à accélérer la confirmation des cas et à améliorer la réactivité des interventions.
Toutefois, l’Ituri demeure le principal foyer de l’épidémie, concentrant la majorité des cas confirmés. Cette situation souligne l’urgence de renforcer davantage le suivi des contacts, la surveillance communautaire et les mesures de prévention afin de contenir durablement la maladie.
Netic News / Provinces26rdc.com
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