Journée des Casques bleus : comment la Monusco prépare son départ et quelles sont les implications ?

Ce 29 mai marque la Journée internationale des Casques bleus. En RDC, la Monusco opère son retrait. Reportage dans le Sud-Kivu.

Ce 29 mai marque comme chaque année la Journée dédiée aux Casques bleus des Nations unies engagés dans des zones des conflits.

En République démocratique du Congo, l’heure est au désengagement de la Monusco, notamment dans le Sud-Kivu.

Dans cette province de l’est du pays, les habitants expriment des craintes pour leur sécurité après le départ de la mission onusienne.

Une délégation du Groupe de coordination des partenaires (GCP) a rencontré les autorités congolaises afin d’assurer une transition réussie après le départ de la Monusco.

Le GCP est composé entre autres de partenaires techniques et financiers de la RDC, chefs de coopération, partenaires bilatéraux, donateurs ainsi que de représentants de la Banque mondiale, de la Coopération de l’Union européenne, la Monusco, le Pnud.

Ainsi, du jour au lendemain, des bases militaires des Casques bleus de la Monusco ferment leurs portes dans la province du Sud-Kivu. Pour la population qui observe ce départ, il y a un goût d’inachevé.

Gervais Bashizi, habitant de Bukavu, soulève des craintes liées à une possible recrudescence des activités des groupes armés après ce départ.

Il dit redouter « que les groupes armés échappent aux sanctions, comme il n’y a plus un acteur neutre pour suivre le processus. Il y a la crainte des acteurs de la société civile et des défenseurs des droits de l’Homme sur leur protection et une autre crainte, c’est l’entretien de toutes les bases remises aux autorités congolaises ».


DW / Provinces26rdc.com

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