Hier encore, il ne s’agissait que d’un simple projet. Aujourd’hui, Kakobola et Bulungu sont une réalité. Kikwit, la capitale économique du Kwilu devient un point lumineux de la République. Dès sa prise de fonctions, Sakombi Molendo s’y était engagé de gommer l’obscurité sur l’ensemble du pays. Petit à petit, le rêve devient réalité.
Un séjour marathon ponctué par de grandes réalisations. Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité a d’abord inauguré, lundi 23 mars dernier, la centrale hydroélectrique de Kakobola, située dans le territoire de Gungu, dans la province du Kwilu. Sous l’impulsion visionnaire du président Félix Tshisekedi, qui a fait de l’électrification du pays l’un des piliers majeurs de sa politique, ce rêve devient réalité. « C’est une immense joie pour la population et un véritable bond vers la modernité, ouvrant une ère nouvelle d’opportunités pour toute la province du Kwilu. Jadis simple nom du village, Kakobola devient désormais le symbole de toute une province !» a-t-il décrit.

Le projet s’est concrétisé en une réalisation tangible, illustrant clairement l’engagement du gouvernement congolais à faire du secteur de l’énergie un levier essentiel de transformation économique et sociale. Cette avancée s’inscrit dans les priorités nationales visant à améliorer l’accès à l’électricité sur l’ensemble du territoire. Elle reflète également la volonté des autorités de promouvoir un développement inclusif et durable. Ainsi, cette réalisation s’aligne pleinement sur les objectifs de développement durable. Depuis trois jours, Kikwit vit une nouvelle ère avec l’électricité. Les activités économiques seront relancées avec un impact certain sur le quotidien de la population. « À Kikwit, c’est ce soir la fête de la lumière. Il l’avait promis, il l’a fait : Félix Tshisekedi, le président de la lumière », s’est félicité Aimé Sakombi Molendo sur son compte X.

La centrale de Kakobola repose sur une stratégie innovante
D’une capacité installée de 10,5 mégawatts, cette installation énergétique majeure repose sur une technologie hydroélectrique au fil de l’eau, illustrant le choix d’une énergie propre, renouvelable et durable. Elle comprend un dispositif intégré de production, de transport et de distribution de l’électricité, garantissant une desserte efficace et fiable.

Des lignes électriques ont été déployées pour relier la centrale aux principaux pôles urbains de Kikwit, Gungu et Idiofa, ainsi qu’à plusieurs localités environnantes. Des sous-stations de transformation modernes assurent l’adaptation de la tension électrique aux besoins des usagers. Par ailleurs, des réseaux de distribution performants ont été installés afin de desservir les ménages, les services publics et les activités économiques.
Sa mise en service permet désormais à plus de 400 000 habitants d’accéder à une électricité fiable. Cette avancée favorisera la relance des activités économiques locales et stimulera la création de petites et moyennes entreprises. Elle contribuera également à l’amélioration des conditions de vie des populations bénéficiaires. Les secteurs sociaux essentiels, notamment la santé et l’éducation, tireront un bénéfice significatif de cet accès accru à l’énergie.

4000 ménages connectés au solaire à Bulungu
Après Kakobola, Sakombi a, ensuite, mis en service, le 24 mars dernier, la centrale solaire de Bulungu (1 MWc) montée par l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieu rural et périurbain mieux connue sous son sigle syncopé ANSER.
La centrale solaire a, en effet, été déployée en deux phases de 500 kWc réparties sur cinq sites. Le ministre des RHE a solennellement lancé l’exploitation de la première phase qui dispose d’une puissance installée cumulée de 500 kWc sur le site Athénée 200kWc et celui de la CENI 300kWc.

La centrale de Bulungu a été construite avec une technologie solaire photovoltaïque. Elle intègre également des réseaux de distribution ainsi qu’un dispositif d’éclairage public, destinés à alimenter les ménages, les services publics et à soutenir les activités économiques locales. La phase 1 de la centrale de Bulungu permettra d’alimenter plus de 4 000 ménages, soit près de 28 000 Bulungois. Elle favorisera, selon l’Anser, le développement des usages productifs au-delà des crépuscules et même des heures vespérales.
Autant que le ministre des RHE, les managers de l’ANSER ont indiqué que la centrale solaire de Bulungu matérialisait, en effet , la vision du président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, et la détermination du gouvernement à accélérer l’électrification rurale et à corriger durablement les inégalités d’accès aux services énergétiques essentiels sur l’ensemble du territoire national.
Selon le Cadre budgétaire à moyen terme (2026-2028), le ministère des Ressources hydrauliques et Électricité (RHE) projette la promotion des énergies renouvelables hors réseaux dont le solaire et la biomasse dans des centres secondaires et des zones rurales, l’implantation des centrales solaires photovoltaïques de 15 MW à Karawa dans le Nord Ubangi et des 10MW dans d’autres agglomérations de la province. Le ministère des RHE prévoit également l’acquisition et installation des centrales solaires hybrides de 50 Kva au profit des aérodromes d’Inongo et de Nioki en collaboration avec le ministère des Transports et désenclavement.
La SNEL SA envisage également de recourir au leasing pour obtenir des équipements thermiques et photovoltaïques en vue de combler le déficit énergétique national. Le ministre des RHE a, par ailleurs, élaboré une cartographie qui superpose les sites hydroélectriques et solaires sur les sites miniers du pays qu’il compte mettre à la disposition des investisseurs intéressés notamment dans le secteur minier. La RDC possède, en effet, un potentiel solaire immense, avec un ensoleillement atteignant 5,7 kWh/m²/jour. Ce qui est idéal, selon les experts internationaux en énergies renouvelables, pour combler le déficit énergétique du pays. En RDC, le solaire est de plus en plus exploité pour l’électrification rurale, les centres de santé et les industries, notamment via le stockage sur batterie pour assurer la continuité.

La mine de Kamoa-Kakula utilise un système solaire avec batteries. La ville de Manono, riche en lithium, dispose d’une centrale solaire de même capacité que celle de Bulungu (1MWc) et destinée à alimenter les ménages. Le solaire permet également d’atteindre des régions isolées non couvertes par le réseau national de la Regideso SA.
Ouragan / Provinces26rdc.com
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