Précisons que ces individus avaient été affectés au commissariat urbain de Mont Ngafula, plus précisément au sous-commissariat de Bel Air. Si plusieurs suspects ont réussi à prendre la fuite, deux faux policiers ont été interpellés.
Le Commissariat provincial de la Police nationale congolaise (PNC) à Kinshasa a mis au jour un réseau de faux policiers opérant au sein même de ses structures. L’opération a été menée par le département des Renseignements généraux, sous la supervision du commissaire divisionnaire Israël Kantu.
Il s’agit de Dieudonné Wangu Zolia, civil s’étant autoproclamé commissaire de police et exerçant comme commandant du sous-commissariat concerné, ainsi que de Béni Moseyi Pembele, se présentant comme agent de police à cinq chiffres dans la même unité. Les deux hommes ont été neutralisés et mis hors d’état de nuire.
Lors des auditions, ils ont reconnu n’avoir suivi aucune formation policière. Ils ont également affirmé avoir été recrutés et affectés à ce poste par le commandant du commissariat urbain de Mont Ngafula, malgré leur statut de civils.
Des pratiques dénoncées par la population
Connus de la population pour diverses antivaleurs, ces faux policiers ont été confondus grâce à la dénonciation des habitants des quartiers Masangambila, Kimwenza Mission et Kimbuta, excédés par l’insécurité persistante.
« La population de Masangambila, Kimbuta et Kimwenza Mission ne cessait de dénoncer l’insécurité. Or, les auteurs de cette insécurité étaient ces hommes en uniforme qui n’en avaient pas la qualité », a déclaré le commissaire provincial lors de la présentation des suspects.
Selon les autorités policières, les deux individus se livraient notamment à des arrestations arbitraires, à la confiscation de biens, ainsi qu’à des incarcérations illégales, dont la libération était conditionnée au paiement d’amendes exorbitantes.
« C’est grâce à la collaboration étroite avec la population que nous avons pu mettre la main sur ces deux inciviques », a-t-il ajouté.
Appel à la vigilance citoyenne
Le commandant de la ville de la PNC a salué cette coopération et encouragé la population à continuer de faire confiance à la police, réaffirmant sa détermination à poursuivre tous les criminels, où qu’ils se cachent.
Il a également annoncé la poursuite de la traque des autres faux policiers actuellement en fuite, appelant les citoyens à signaler toute présence suspecte au sein de leurs quartiers.
Signalons que cette opération s’inscrit dans la volonté des autorités policières de restaurer la crédibilité de la PNC et de renforcer la sécurité des personnes et de leurs biens dans la capitale
Kinshasa : seuls 5 % des chauffeurs en règle, les transporteurs plaident pour un moratoire

À Kinshasa, la vaste opération de contrôle des documents automobiles menée par les autorités provinciales met en lumière une réalité préoccupante : à peine 5 % des chauffeurs seraient en règle avec l’ensemble des taxes et documents exigés. L’information a été révélée ce mardi à l’Agence congolaise de presse (ACP) par le président provincial de l’Association des chauffeurs du Congo (ACCO).
« Ce chiffre est vraiment faible. C’est pourquoi nous demandons au gouverneur d’accorder une mesure de grâce, ne serait-ce qu’un mois, afin de permettre aux chauffeurs de se mettre en ordre », a plaidé Kakule, responsable de l’ACCO à Kinshasa.
Selon lui, la régularisation immédiate de tous les documents représente une charge financière difficilement supportable pour de nombreux conducteurs, en particulier en ce début d’année marqué par des contraintes économiques accrues.
Face à cette situation, l’ACCO propose une application progressive des paiements, le temps que l’exécutif provincial mette en œuvre son projet de mise en circulation de bus destinés à la classe moyenne. Une transition en douceur qui, estiment les transporteurs, permettrait d’éviter une paralysie du transport urbain, déjà fragilisé.
Sur le terrain, les contrôles sont visibles et massifs. Près de 3 000 agents, issus notamment de la Police nationale congolaise (PNC), de la division urbaine des transports, de la brigade spéciale de protection de l’environnement ainsi que de la régie des fourrières et du contrôle, ont été déployés. Ils occupent une soixantaine de carrefours et d’axes stratégiques de la capitale pour procéder à des vérifications systématiques.
Les conducteurs sont tenus de présenter plusieurs documents obligatoires : permis de conduire, certificat de contrôle technique, vignette, assurance automobile et, pour certains véhicules, l’autorisation de transport.
Du côté des autorités urbaines, cette opération s’inscrit dans une volonté affichée de remettre de l’ordre dans la circulation et de lutter contre les embouteillages chroniques qui étouffent la capitale congolaise. Mais sur les routes de Kinshasa, entre exigences administratives et réalités économiques, la tension reste palpable.
Provinces26rdc.com
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