Le ministre belge des Affaires étrangères a condamné jeudi, l’ensemble des sanctions visant la Cour pénale internationale (CPI), ses responsables et les organisations qui coopèrent avec elle, après l’imposition par Washington, de peines contre la présidente japonaise de cette Cour Tomoko Akane, ont rapporté les médias internationaux.
« Ces mesures portent atteinte à l’indépendance et à l’impartialité de la Cour et affaiblissent la lutte mondiale contre l’impunité », a-t-il déclaré Maxime Prévot, ministre belge des Affaires étrangères.
« Il ne s’agit pas de défendre la souveraineté nationale. Au contraire, la souveraineté implique également la responsabilité de respecter les principes fondamentaux du droit international », a-t-il ajouté.
Selon les sources, ces mesures prévoient notamment le gel de leurs éventuels avoirs aux États-Unis et l’interdiction pour les ressortissants et entités américains d’effectuer des transactions avec eux.
Le chef de la diplomatie belge a insisté sur la nécessité de permettre à la CPI d’exercer librement son mandat, « sans intimidation ni pression politique ».
Maxime Prévot a assuré que la Belgique reste aux côtés des victimes dans leur quête de justice, exprimant sa solidarité avec le personnel de la Cour ainsi qu’avec les organisations de la société civile engagées dans la lutte contre l’impunité.
Il a également indiqué que Bruxelles continue à réclamer l’activation du règlement européen de blocage, un mécanisme destiné à protéger les personnes et entités européennes contre les effets extraterritoriaux de sanctions imposées par des pays tiers.
ACP/Provinces26rdc.com
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