Le gouvernement congolais, à travers le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévention sociale, et ses partenaires ont lancé jeudi 20 août à Kinshasa l’initiative « Fleuve Congo Sans Ebola ». Le projet vise à renforcer la surveillance et la riposte contre Ebola et d’autres maladies à potentiel épidémique le long du corridor fluvial reliant Kisangani (Tshopo) à Kinshasa.
L’initiative intervient dans un contexte marqué par l’épidémie de maladie à virus Ebola dans l’est et le nord-est de la RDC.
Un dispositif de surveillance à bord des bateaux
Lors de la cérémonie officielle de lancement, le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur de l’Institut national de recherches biomédicales (INRB) et responsable de l’Institut One Health pour l’Afrique, a préconisé la mise en place d’un système de surveillance directement à bord des embarcations.
Il propose notamment que chaque bateau dispose d’un service médical dirigé par un infirmier, capable d’identifier différents syndromes et de signaler rapidement les cas suspects.
Pour le professeur Muyembe, ce dispositif pourrait fonctionner comme un « laboratoire flottant », destiné à surveiller non seulement Ebola, mais également d’autres maladies susceptibles de provoquer des épidémies.
Une surveillance élargie à plusieurs maladies
Le système proposé reposerait notamment sur une surveillance syndromique, permettant de détecter différents types de symptômes.
Parmi les maladies ou syndromes susceptibles d’être surveillés figurent les infections respiratoires, notamment la grippe, la COVID-19, les infections à virus respiratoire syncytial et la tuberculose.
La surveillance concernerait également les syndromes fébriles, pouvant être associés notamment au paludisme, à la bactériémie ou encore à la fièvre typhoïde.
Une initiative multisectorielle
« Fleuve Congo Sans Ebola » est pilotée par le gouvernement congolais avec l’appui de plusieurs partenaires, dont l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA).
L’initiative vise à renforcer la surveillance, la préparation et la riposte aux niveaux communautaire, portuaire et institutionnel afin de prévenir notamment la propagation de la maladie à virus Bundibugyo le long du fleuve Congo.
La cérémonie de lancement s’est déroulée en présence de plusieurs autorités nationales ainsi que de représentants de l’OMS, du PAM, de l’UNICEF, de l’OCHA, de l’ONU Migration, de l’Africa CDC et d’autres partenaires techniques et financiers.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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