L’ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement Congolais, Lambert Mende Omalanga, a vivement réagi à la récente prise de position de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) concernant le débat sur une éventuelle révision de la Constitution.
Dans une déclaration relayée ce week-end, l’homme politique a estimé que l’Église catholique constitue depuis plusieurs décennies un obstacle dans certains processus politiques du pays.
Cette sortie intervient quelques jours après que la CENCO a réaffirmé qu’elle ne voyait « ni la nécessité, ni l’urgence, ni l’opportunité » de modifier la Constitution actuellement en vigueur en République Démocratique du Congo.
Une position qui continue de susciter de nombreuses réactions au sein de la classe politique Congolaise.
Pour Lambert Mende, l’Église catholique s’est régulièrement opposée aux institutions et aux processus politiques du pays. Il a notamment cité les élections de 2006, 2011 et 2018, estimant que l’Église a souvent adopté des positions qu’il considère comme problématiques pour la stabilité nationale.
« L’Église catholique est devenue un problème pour notre pays, il faut régler ce problème », a-t-il déclaré, avant d’ajouter que cette institution devrait, selon lui, revoir son comportement dans le débat public congolais.
L’ancien porte-parole du gouvernement a également fait référence à certains épisodes de l’histoire politique du pays. Selon lui, l’Église catholique aurait déjà eu des divergences avec plusieurs figures historiques, notamment Patrice Emery Lumumba.
Lambert Mende estime ainsi que les critiques formulées aujourd’hui contre les projets de réforme institutionnelle s’inscrivent dans une continuité historique qu’il juge préoccupante.
Cette déclaration relance davantage le débat autour de la place des confessions religieuses dans la vie politique Congolaise.
Alors que certains acteurs considèrent les prises de position de la CENCO comme une contribution citoyenne au débat national, d’autres estiment que les institutions religieuses ne devraient pas s’impliquer directement dans les questions relevant de la gestion politique de l’État.
Le débat sur l’avenir de la Constitution continue ainsi de polariser les opinions en République démocratique du Congo, avec des positions parfois opposées entre acteurs politiques, organisations religieuses et membres de la société civile.
Africa Info / Provinces26rdc.com
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