Brazzaville vient de demander la mise en place d’un programme au FMI dans un courrier daté du 11 mai. Un an après la fin d’un premier programme mené avec cette institution, le Congo la sollicite une nouvelle fois. Deuxième pays le plus endetté de la sous-région après le Gabon, son taux dépasse 97% du PIB, bien au-dessus des 70% réclamés par la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Cemac).
La gestion de la dette est devenue une priorité pour préserver la stabilité du franc CFA et reconstituer les réserves de change très faibles. Le Congo-Brazzaville a ainsi récemment emprunté plus 700 millions de dollars sur les marchés internationaux via un eurobond, une obligation qu’un pays ou une entreprise émet pour emprunter de l’argent sur les marchés internationaux. Une opération des autorités congolaises destinée à rembourser une partie de la dette et à rallonger les échéances de remboursements.
L’enjeu est désormais de pouvoir la rembourser, tout en réduisant son poids sur les dépenses publiques.
Une mission technique du FMI attendue
Selon l’analyste financier Alphonse Ndongo, joint par Clothilde Hazard, le succès du programme avec le FMI va dépendre de la volonté des autorités d’appliquer les réformes recommandées : « Si nous voulons atteindre les objectifs fixés dans le cadre de ce programme, nous devons réduire notre train de vie. Nous devons soigner la qualité de la dépense pour éventuellement, donc, engranger plus de ressources en termes de mobilisation des recettes fiscales, douanières et autres taxes. Les Congolais, j’espère, vont se mettre à ce rythme, si le gouvernement montre des gages. Il doit lui-même prêcher par le bon exemple en réduisant son train de vie. »
La mission technique avec le FMI est attendue dans les prochaines semaines. Les experts évalueront la situation économique du pays avant de discuter avec le gouvernement des réformes à mettre en place pour assainir les finances publiques et obtenir des soutiens financiers.
rfi / Provinces26rdc.com
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