La saison électorale s’annonce Moment indiqué pour les personnalités de chercher à se faire une santé financière à même de soutenir leurs différentes campagnes. Anciens et futurs mandataires se disent tourmentés par l’activisme de l’Inspection générale des finances (IGF) qui ne ferme pas les yeux sur les quelques pistes d’approvisionnement illicite en fonds obscurs sur les ressources mises à leur disposition. Beaucoup ont malheureusement choisi de combattre l’IGF.
Longtemps dirigées vaille que vaille, les entreprises publiques congolaises désormais sous les projecteurs du contrôleur en chef, apprennent à se discipliner. À quelques jours, sinon quelques semaines de nouvelles mises en place des mandataires, ceux qui ont été habitués aux coupes des budgets, tentent de combattre l’IGF. D’après le témoignage d’un journaliste d’investigation”, un groupe de politiciens prépare une campagne de sape contre l’IGF et son inspecteur en chef, Alingete Key. “Ils m’ont sollicité pour dire qu’avec l’avènement des élections, il est temps pour nous préparer pour bien gagner en 2023. Mais ils disent craindre une chose, cette présence de l’IGF qui risque de ne pas leur faciliter la tâche”, a-t-il dénoncé. Pour lui, il s’agit des acteurs politiques bien connus, membres de l’Union sacrée de la nation qui tenteraient de se soustraire aux opérations de contrôle de gestion une fois investis dans les entreprises.
Le journaliste déclare avoir décliné l’offre qu’il juge publiquement “incivique” et “provocatrice“. Cette cabale de dilapidation programmée des finances publiques qui s’étouffe dans son propre œuf, est l’expression des milliers de gestionnaires des entreprises publiques qui ne pensent qu’à leurs intérêts propres et qui ont longtemps étranglé le trésor public congolais. Des candidats mandataires qui n’ont de plan de travail que les manœuvres de détournement de deniers publics, disent publiquement vouloir travailler pour soutenir le mandat de Félix Tshisekedi. Une utopie qui ne passe pas à l’IGF. Pour Alingete Key et son équipe, “le président de la République a besoin d’une administration fiscale professionnelle, honnête, compétitive, régulière et performante”. Inutile de manipuler la presse dans une démarche négative qui, en plus de chercher à ternir l’image de la République, condamnerait le gouvernement et le trésor à une asphyxie budgétaire du fait des fuites des capitaux.
Alingete, le levier qui enrichit l’État

Comme on le voit, Jules Alingete Key n’est pas un magicien, mais un professionnel de l’inspection des finances qui a su bâtir, par sa touche personnelle dans le suivi de gestion, un nouveau visage dans l’administration fiscale congolaise. Face à ses détracteurs qui semblent changer de stratégies pour tenter d’enrhumer le système de gestion des finances publiques, l’inspecteur chef de service reste de marbre, inébranlable. “La bonne gouvernance résulte toujours d’un long processus d’application, de maîtrise et d’intériorisation des règles et procédures de gestion. Les veilles habitudes ont toujours tendance à revenir si la thérapeutique n’a pas été suffisante”, a-t-il rassuré sur Twitter jeudi dernier. Les dossiers d’évasion fiscale ont touché presque l’ensemble du système de gestion de la République.
Entreprises, institutions, gouvernements provinciaux etc. Personne n’est épargnée par la patrouille financière de l’IGF. Y compris les plus hautes institutions politiques. Alingete Key est synonyme de courage, de détermination et d’engagement citoyen. Il ne recule et ne reculera nullement, rassure son entourage. Pour lui, “c’est la République et le Peuple d’abord“, souffle l’un de ses collaborateurs. Cette nouveauté dans l’encadrement de nos structures de gestion des finances publiques permet de compter aujourd’hui d’inimaginables performances dans plusieures régies financières du pays.
Puisque Jules Alingete a pu ouvrir la boîte à pandore permettant à la communauté nationale de découvrir les dessous de gestion de plusieurs sociétés dans lesquelles l’État congolais est propriétaire. Dans sa justification des patrouilles financières exemplairement menées, le patron de l’IGF souligne que “le manque de discipline en matière de gestion publique et la boulimie des prédateurs dans la course à l’enrichissement personnel ont été des vecteurs importants dans la cacophonie financière en République démocratique du Congo“. La tache est certes ardue mais pas impossible, estime-t-il.
Renflouement des caisses du trésor, amélioration du budget de l’État

Les dernières informations renseignent qu’au mois de juillet 2022, les trois régies financières du pays, à savoir la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD), la Direction générale des impôts (DGI) et la Direction générale des douanes et accises (DGDA), ont mobilisé 1.701,9 milliards de Francs congolais soit 117% par rapport aux assignations du mois estimées à 1.458,8 milliards de francs congolais. Ce chiffre est en hausse de 63,86% par rapport aux 1.087 milliards de francs collectées en juin.
Dans l’ensemble, le gouvernement déclare avoir mobilisé entre janvier 2022 et juillet 2022, soit sept mois seulement d’exercice, “tout ce que le pays a pu mobiliser en 12 mois pour l’exercice 2021″, soulignant un “état satisfaisant de mobilisation des recettes publiques”. Lambert Mende Omalanga ne cache pas son agréable bouleversement pour ces performances inédites.
“La peur du gendarme financier a pu se manifester à travers un peu plus de discipline dans la gestion et encadrement des finances de l’Etat”, reconnaît-il, saluant “l’action de rigueur imposée par le style Alingete sous la direction du chef de l’État”. Confortabilité qui rassure quant à l’amélioration de l’enveloppe budgétaire de la République démocratique du Congo.
Ouragan/ Provinces26rdc.com
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