L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo (RDC), a été appelée, jeudi, à renforcer son contrôle sur l’exécution des budgets des régies financières, en vue d’améliorer durablement la mobilisation des recettes, lors de la clôture des journées scientifiques de Kinshasa, selon un communiqué parvenu vendredi à l’ACP.
« Les journées scientifiques de Kinshasa consacrées à l’accroissement des recettes de l’État ont pris fin, après trois jours de travaux centrés sur la stratégie, la performance et la réforme du système de mobilisation des ressources publiques. (…) Dans son allocution, l’honorable Guy Mafuta a appelé l’Assemblée nationale à renforcer son contrôle sur l’exécution des budgets des régies financières, en vue d’améliorer durablement la mobilisation des recettes publiques », a-t-on lu. Selon la source, le député Guy Mafuta, également président de la commission économique, financière et contrôle budgétaire (Ecofin) a exhorté le gouvernement à accélérer la mise en œuvre des recommandations issues de ces assises, avant d’appeler les parties prenantes à transformer des engagements pris en action concrète.
Intervenant sur la nécessité d’une réforme fiscale profonde, adaptée aux réalités des opérateurs économiques, Suzanne Ntumba, administrateur de la Confédération des petites et moyennes entreprises du Congo (Copemeco), a relevé que les PME représentent plus de 80 % de l’activité économique nationale, mais restent majoritairement actives dans le secteur informel. Elle a déploré les contraintes auxquelles elles sont confrontées, notamment une pression fiscale jugée inadaptée, la lourdeur des procédures administratives et l’accès limité au financement. En outre, Mme Ntumba a ainsi plaidé pour une simplification du système fiscal ainsi que pour la mise en place d’un guichet unique de recouvrement, afin de réduire les tracasseries administratives qui freinent le développement des petites et moyennes entreprises

De son côté, la Fédération nationale des artisans, petites et moyennes entreprises du Congo (Fenapec), par la voix de son président Jean-Pierre Mbuku, a insisté sur la nécessité de mieux structurer le secteur des artisans et des PME. Il a plaidé pour une organisation plus efficace du tissu entrepreneurial, une catégorisation claire des entreprises en fonction de leur taille et de leur niveau de capitalisation, ainsi qu’un accompagnement accru de l’État en matière de financement et de formation. Le président de la Fenapec a également souligné l’urgence de lever les contraintes structurelles qui continuent de freiner le développement de ce secteur. Durant ces assises de trois jours, soit, du 17 au 19 juin 2026, les participants ont mis en évidence plusieurs axes majeurs pour l’amélioration des recettes publiques, notamment le renforcement du recouvrement fiscal, l’élargissement de l’assiette, la lutte contre les fuites de recettes et la valorisation des ressources nationales.
ACP/Provinces26rdc.com
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