RDC : Jean Thierry Monsenepwo a réagi aux critiques formulées par Corneille Nangaa et défend la métaphore de Tshisekedi

Ce vendredi 19 juin 2026, l’acteur politique Jean Thierry Monsenepwo a réagi aux critiques formulées par Corneille Nangaa à la suite des récentes déclarations du Président Félix Tshisekedi. Dans une tribune intitulée « Quand le chien défend son maître : de la métaphore à la responsabilité », il estime que les propos du Chef de l’État ont été mal interprétés et volontairement sortis de leur contexte.

Selon ce cadre de l’union sacrée, le Président de la République a eu recours à une métaphore, une figure de style destinée à illustrer un comportement plutôt qu’à désigner une personne de manière littérale. « Lorsque le Président parle, il use souvent de la métaphore. Figure de style qui rapproche deux réalités par similitude, elle permet de nommer l’innommable », explique-t-il.

Pour l’ambassadeur et PCA se Cobil, la comparaison utilisée par le Chef de l’État vise les individus qui agissent sans discernement, sous les ordres d’un maître. « Le chien est un canidé dépourvu de conscience morale. Il agit par instinct ou sur ordre de son maître. Dès lors, l’homme qui n’agit que sur ordre d’un maître mérite la métaphore », soutient-il.

Jean Thierry Monsenepwo élargit son analyse à la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, s’interrogeant sur le rôle de certains Congolais engagés aux côtés des groupes armés soutenus par le Rwanda. « Que dire de nos compatriotes qui tuent, violent et pillent selon les ordres d’un maître appelé Kagame ? Ne sont-ils pas dépourvus de conscience ? », écrit-il.

L’auteur de la tribune estime également que certains actes de violence commis contre la population congolaise justifient des qualificatifs particulièrement sévères. Il rappelle que l’histoire politique regorge d’exemples où des dirigeants ont employé des termes forts pour dénoncer des groupes accusés de crimes et d’exactions.

S’en prenant directement à Corneille Nangaa, coordonnateur de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), Jean Thierry Monsenepwo affirme que ce dernier s’est senti visé par les propos du Chef de l’État. Il l’accuse d’avoir pris la parole pour défendre ceux qu’il considère comme les ennemis de la République.

« Qui s’est senti morveux pour parler ? Corneille Nangaa. Le prochain locataire de la CPI, qui n’a pas droit à la parole en RDC. Car sa bouche est pleine du sang des Congolais qu’il a contribué à faire tuer. Lui aussi a pris la parole pour défendre son maître », déclare-t-il.

Il sied de noter que cette prise de position intervient dans un climat politique marqué par de vives tensions entre les autorités congolaises et les responsables de l’AFC/M23, sur fond de poursuite du conflit armé dans l’est du pays.

 

Provinces26rdc.com

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