Le ministère de l’Économie nationale, par le biais du Fonds de régulation économique (FOREC), et la Société rizicole de Bumba (SRB) ont signé, jeudi 18 juin à Kinshasa, un protocole d’accord visant le développement intensif de la filière rizicole dans la province de la Mongala.
Selon les parties signataires, cette initiative s’inscrit dans la droite ligne des efforts du Gouvernement pour promouvoir la production locale, renforcer la sécurité alimentaire en RDC, soutenir les petits agriculteurs et stimuler l’économie rurale.
Stabiliser les prix du panier de la ménagère
Pour le ministère de l’Économie, ce partenariat constitue un levier majeur pour assurer une meilleure régulation du marché des produits de première nécessité sur le plan national. Placide Lengelo, directeur de cabinet adjoint du ministre de l’Économie nationale, en définit ainsi les contours :
« Le Fonds de régulation économique constitue l’instrument par lequel l’État corrige le déséquilibre des marchés stratégiques sans se substituer aux opérateurs. Sa vocation première demeure la sécurisation des approvisionnements et la stabilité des prix sur les denrées qui pèsent le plus lourd dans le panier des ménages congolais : le riz, le maïs, le manioc, le soja et l’huile de palme. »
Redonner au riz de Bumba sa notoriété nationale
Du côté du FOREC, l’ambition affichée est claire : redonner à la production de la Mongala ses lettres de noblesse et réinvestir les marchés de grands centres urbains de la République démocratique du Congo.
« C’est dans cette dynamique que j’inscris la relance de la filière du riz de Bumba. Ce fameux riz de Bumba, qui a été pendant très longtemps la fierté de sa région d’origine, doit devenir par cette intervention une référence nationale », a déclaré Christelle Derouaux Odia, secrétaire exécutive adjointe du FOREC.
Autonomisation financière des communautés rurales
La Société rizicole de Bumba, portée par son actionnaire unique, met l’accent sur l’impact humain et social de ce projet. L’autonomie financière des planteurs locaux est placée au cœur de la stratégie de relance.
« Il est très important de créer un impact socioéconomique et de pouvoir permettre aux communautés de développer leurs propres plantations, de pouvoir les rendre financièrement autonomes. Nous voyons que les provinces vont vraiment reprendre un souffle économique par rapport à cette initiative », a estimé Monique Gieskes, directrice générale de Plantations et Huileries du Congo (PHC), actionnaire unique de la SRB.
Le lancement officiel des opérations sur le terrain est annoncé « pour les prochains jours » dans la province de la Mongala.
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