RDC-Attentat à la bombe dans une église de Kasindi : un suspect kényan arrêté

Un ressortissant kenyan suspecté d’avoir participé à l’attentat à la bombe piégée dans une église pentecôtiste de Kasindi est aux arrêts, a appris l’ACP dimanche des sources militaires.

« Au moment où je vous parle, nous avons arrêté un suspect de nationalité kényane », a déclaré le capitaine Antony Mualushayi, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) dans la région de Beni.

« Le suspect est en train d’être transféré ici à notre état-major pour en savoir plus », a expliqué l’officier, ajoutant que l’attentat a fait « au moins cinq morts et 15 blessés ».

« Ce bilan est provisoire, au regard de la gravité de la déflagration», a précisé l’officier.

Au sous-commissariat de Kasindi, il a été dénombré « neuf personnes tuées et plus de trente blessés », selon son commandant Donat Katsuva.

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a accusé les terroristes ADF (Forces démocratiques alliées) d’être responsables de cet attentat à la bombe.

Les ADF sont actifs dans la zone de Kasindi à la frontière avec l’Ouganda, traqués par des militaires congolais et ougandais.

« Les ADF ont procédé à cet attentat parce qu’ils sont acculés en profondeur », a expliqué le capitaine Mualushayi.

Les ADF ont massacré plusieurs milliers de civils dans la région de Beni au Nord-Kivu et en Ituri depuis 2017.

Explosion d’une bombe en pleine messe à Beni : au moins 9 morts et 30 blessés

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Plusieurs personnes sont mortes dans l’explosion d’une bombe dans l’église CEPAC à Kasindi, territoire de Beni, une cité située à la frontière entre la RDC et l’Ouganda ce dimanche 15 janvier 2023. L’explosion a eu lieu aux environs de midi pendant que les fidèles de cette église étaient réunis pour un culte dominical.

Le bilan n’est pas encore révélé mais plusieurs sources indépendantes sur place, parlent de 9 morts et au moins 30 blessés, parmi lesquels des blessés graves, dépêchés au centre de santé de référence de Kasindi et dans d’autres structures sanitaires de la place. Cette information est confirmée par une source policière, ayant requis l’anonymat.

D’après le porte-parole militaire des opérations Sukola 1, capitaine Anthony Mualishai, les forces de sécurité contrôlent déjà la situation et mènent les enquêtes pour en savoir plus et pourront donner une communication officielle sur la situation. Les services de sécurité interdisent des attroupements sur place pour éviter d’éventuelles surprises désagréables des assaillants.

Même si les auteurs ne sont pas encore connus encore moins la nature de l’engin explosif, le mode opératoire est bel et bien des Forces démocratiques alliées (ADF), une rébellion qui pillule dans la zone depuis deux décennies à qui sont attribuées les tueries des milliers de civils. En effet, des actes similaires ont déjà été déplorés en ville de Beni, Butembo et Goma, attribués au même groupe armé qui s’est allié au groupe État islamique Daesh (ISCAP), selon plusieurs rapports de l’ONU et des autorités congolaises.

 


ACP / Provinces26rdc.com

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