RDC-Bombardements des sites des déplacés : le gouverneur du Nord-Kivu dresse un bilan provisoire de 14 morts

Le bilan provisoire publié samedi 4 mai par le gouverneur du Nord-Kivu après les explosions des bombes dans les sites des déplacés près de Goma fait état de 14 morts et 35 blessés.

Dans une déclaration ce samedi dans la soirée à Goma, le gouverneur de province, le général major Peter Cirimwami, a dressé ce bilan provisoire, qualifiant cette attaque de crime de guerre.

Il a par ailleurs appelé la population locale la résilience et la résistance face à ces actes de terrorisme ainsi que la guerre d’agression.

Des bombes présumées larguées par les rebelles du M23 ont tué une dizaine des civils vendredi 3 mai dans la matinée dans la périphérie de Goma. Les projectiles ont explosé sur le site de Lushagala, situé dans un camp de personnes déplacées dans le quartier Mugunga, dans l’ouest de la ville de Goma (Nord-Kivu).
L’événement a entrainé une série de condamnations, notamment de la part du gouvernement congolais, la société civile, la MONUSCO…

Bombardement au camp des déplacés à Goma : le bilan officiel est de 14 morts et 35 blessés (provisoire)

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Au moins 14 morts et 35 blessés, c’est le bilan rendu public ce samedi 4 mai 2024, par le gouverneur de la province du Nord-Kivu, au lendemain du bombardement des sites des personnes déplacées de guerre de Lushagala et CEPAC à Mugunga, en ville de Goma.

D’après le général-major Peter Cirimwami, gouverneur du Nord-Kivu, le grand nombre de victimes sont des enfants et les femmes. Il qualifie cet acte de crime de guerre commis par les « terroristes » du Rwanda et leur supplétif du M23.

« Le pays est agressé par les terroristes. Le terrorisme a comme pilier principal la terreur. Et comme habitudes dans les actions des terroristes, le Rwanda et supplétifs M23, hier ont lancé une dizaine de bombes sur le camp de Lushagala et CEPAC à Mugunga. C’est déplorable. C’est un crime de guerre parce que c’est une population déplacée qui vient des zones sous l’emprise de l’ennemi, qui est venue se réfugier dans les milieux sécurisés, mais curieusement sont victimes de la barbarie des agresseurs », déplore le gouverneur.

Il rassure que tout est en train d’être mis en œuvre pour apporter une réponse à cette crise sécuritaire devenue endémique. Il appelle cependant la population à la résilience et la résistance, tout en plaidant pour que l’opinion internationale ne reste pas en silence face à cette situation.

Radio Okapi/Provinces26rdc.com

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