RDC : Claudel Lubaya exige la démission de Félix Tshisekedi pour son « combat contre l’ordre constitutionnel établi »

Le Mouvement d’Action pour le Redressement du Congo (MARC), dirigé par Claudel André Lubaya, exige la démission de Félix Tshisekedi de ses fonctions de président de la République. Cette formation politique lui reproche de remettre ouvertement en cause l’ordre constitutionnel établi, à la suite de ses récentes déclarations publiques à Moscou, en Russie.

Dans une déclaration politique rendue publique ce mardi 3 novembre 2026, le MARC estime que le chef de l’État doit tirer les conséquences de sa posture politique en quittant la magistrature suprême. Le mouvement l’invite ainsi à faire preuve de « cohérence politique et de responsabilité morale », considérant qu’il ne peut continuer à exercer un mandat fondé sur la Constitution tout en combattant les principes qui la régissent.

Pour le parti de Claudel Lubaya, les prises de position de Félix Tshisekedi constituent un manquement aux obligations constitutionnelles qui s’imposent à tout président de la République, notamment celle de respecter et de garantir l’ordre constitutionnel. Il considère qu’il existe une contradiction entre la légitimité que lui confère la Constitution et son discours à l’égard de l’ordre juridique dont découlent ses prérogatives.

Le MARC qualifie cette attitude de « faute politique majeure », qu’il juge incompatible avec les exigences de loyauté et de dignité attachées à la fonction présidentielle. Il invoque notamment les articles 69 et 74 de la Constitution, relatifs aux obligations du président de la République et à son engagement constitutionnel.

Au-delà de l’exigence de démission, cette formation politique appelle également le peuple congolais à prendre la mesure de la gravité des déclarations du chef de l’État et à exiger qu’il en tire les conséquences politiques.

Le mouvement interpelle, par ailleurs, les institutions constitutionnellement compétentes afin qu’elles examinent la portée juridique de ces déclarations au regard des obligations présidentielles. Il les invite à envisager une éventuelle mise en cause de la responsabilité de Félix Tshisekedi, conformément aux dispositions des articles 164 à 167 de la Constitution.


Une.cd / Provinces26rdc.co

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