Le sénateur Denis Kambayi s’adressant à la population de la République, le jeudi 10 septembre à Kinshasa, a dénoncé puis désapprouvé les appels à la « haine tribale » lancés par des « politiques » en marge de leurs rassemblements sur toute l’étendue du territoire national.
Lors de la publication de résultat de la présidentielle 2018 par exemple, des individus avaient chanté des slogans hostiles, voire violents, à l’encontre de la communauté d’origine du nouveau président de la RDC, Félix Tshisekedi.
«Muluba zua ye Boma Ye » (Muluba, prends-le et tue-le), avaient crié ces individus aux abords des lieux du meeting, selon des vidéos des amateurs qui ont circulé sur les réseaux sociaux.
Pas plus loin qu’hier, le même comportement a été manifesté à travers d’autres vidéos .
Sur son compte tweeter, Denis Kambayi est indigné par le comportement de quelques éléments qui se sont illustrés par des propos incitant à la haine tribale en marge de leurs actions politiques.
« Après les mauvais souvenirs du 15 août 1992, il me revient de constater que plusieurs politiciens Congolais ne lisent pas les dispositions des articles 30 et 51 de la constitution, mais aussi le statut de Rome sur la CPI, entré en vigueur depuis le 1er juillet 2002 en RDC. J’ai comme l’impression qu’ils ne lisent pas le contenu des articles 30 et 51 de notre constitution », regrette l’ancien ministre des sports, qui dit attendre la convocation de l’assemblée générale de la réunion du comité élargi de la Synergie des Notables et Associations du Grand Kasaï qui, semble-t-il, aura à se prononcer sur la question
Cet ancien gouverneur du Kasaï Central a aussi condamné des propos ou attitudes visant à saper l’unité nationale en véhiculant des propos haineux envers un quelconque groupe ethnique.
L’ACAJ s’est montré également très opposée au discours ténu il y a quelques jours à Lubumbashi par le député national Félix Kabange Numbi.
Cette ONG condamne avec la dernière énergie ce qu’il qualifie des propos xénophobes sortis de la bouche de ce cacique du FCC contre les Kasaïens, en présence du gouverneur de la province du Haut-Katanga.
Le président de l’Acaj, Georges Kapiamba, invite Kabange Numbi a présenter publiquement ses excuses au cas contraire, une plainte sera initiée contre lui.
Africa 24 sur 24 /provinces26rdc.net
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