En Ituri, certains nourrissons ont été contaminés par le virus Ebola au cours de la période d’allaitement, tandis que d’autres ont succombé à la maladie. Cette réalité a été rappelée par le Programme national de nutrition (PRONANUT) à l’occasion de la Semaine mondiale de l’allaitement maternel du 1er au 7 août 2026.
Face à cette situation, le PRONANUT appelle à une meilleure protection des mères allaitantes et de leurs enfants. L’institution recommande une prise en charge adaptée des femmes infectées et, dans certains cas, le sevrage des nourrissons afin de réduire les risques de transmission.
« Pendant l’épidémie d’Ebola, le lait maternel est contre-indiqué. Lorsqu’une maman est affectée, il faut la séparer de son enfant pour éviter la contamination. Mais une fois la maladie soignée, la mère peut reprendre l’allaitement, qui reste un moyen incontournable pour la survie de l’enfant », a expliqué Cosma Bakemwanga, coordonnateur provincial du PRONANUT.
Le programme souligne que la transmission peut se faire dans les deux sens : de la mère vers l’enfant ou de l’enfant vers la mère, à travers le lait maternel.
Cette recommandation s’inscrit dans une logique de prévention similaire à celle appliquée pour le VIH, également transmissible par l’allaitement.
Ebola : 70 000 doses de vaccin Ervebo allouées à la RDC

La République démocratique du Congo va recevoir 70 000 doses de vaccin Ervebo pour renforcer la riposte contre l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo, a annoncé ce jeudi 20 août 2026 l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui s’est félicitée de cette allocation avec Africa CDC.
Cette allocation fait suite à une demande formulée la semaine dernière par le gouvernement congolais auprès du Groupe international de coordination pour l’approvisionnement en vaccins (ICG), qui gère le stock mondial d’urgence de vaccins contre Ebola.
Sur les 70 000 doses accordées à la RDC, 50 000 sont destinées aux agents de santé et aux personnels de première ligne, conformément aux recommandations actuelles du Groupe stratégique consultatif d’experts sur la vaccination (SAGE) de l’OMS.
Les 20 000 doses restantes seront utilisées dans le cadre d’un essai clinique de phase 3, destiné à déterminer si le vaccin Ervebo peut offrir une protection contre le virus Bundibugyo.
L’efficacité d’Ervebo contre ce virus n’est en effet pas encore établie chez l’être humain. Des données préliminaires obtenues en laboratoire et sur des animaux suggèrent toutefois qu’il pourrait offrir une certaine protection.
L’essai clinique mené en RDC devrait ainsi permettre de produire de nouvelles données scientifiques susceptibles d’orienter les futures décisions concernant l’utilisation du vaccin contre le virus Bundibugyo.
L’OMS et Africa CDC soutiennent par ailleurs l’approche communautaire adoptée par la RDC, en donnant aux populations affectées un rôle central dans la riposte.
Depuis la création du mécanisme de stock mondial en 2021, plus de 56 000 doses d’Ervebo ont déjà été allouées à la RDC pour répondre à des épidémies de maladie à virus Ebola, selon l’ICG.
L’OMS et Africa CDC réaffirment leur soutien au gouvernement congolais pour protéger les communautés touchées, sauver des vies et mettre fin à l’épidémie de maladie à virus Bundibugyo.
Radio Okapi / Provinces26rdc.com
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