RDC-EPST/Kinshasa : le seuil maximal des frais scolaires fixé à 300.000Fc (Gentiny Ngobila)

RDC-Ecoles maternelles et secondaires : les parents de Kinshasa vont payer au plus 150 USD (Officiel)

Le gouverneur de la ville province de Kinshasa, Gentiny Ngobila, a fixé les « frais scolaires pour le cycle maternel et secondaire public ». Dans un arrêté, dont copie est parvenue jeudi 11 novembre à Radio Okapi, il fixe le seuil maximal de ces frais à 300 000 francs congolais (150 USD).

L’arrêté du gouverneur Ngobila fait suite à la note circulaire du ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique (SPST), du 1er novembre, clarifiant les mesures d’application de la gratuité de l’éducation de base.

Le document précise que la gratuité ne s’applique qu’aux établissements publics d’enseignement primaire allant de la 1e jusqu’en 6e année. Ici, les frais scolaires, de quelque nature que ce soit, ne peuvent être perçus. Cela, conformément aux lois de la République et à la vision du chef de l’Etat.

Pour le ministre Tony Mwaba, les classes de 7e et 8e sont assimilées au secondaire et ne sont pas concernées par cette première phase de la gratuité du primaire.

Il demande aux gouverneurs des provinces de prendre, chacun, selon les réalités locales, un arrêté provincial fixant le « seuil et le plafond des frais scolaires », à ne pas dépasser pour l’enseignement maternel et secondaire.

Il interdit toutefois, aux chefs d’établissements scolaires, de réunir les comités des parents afin de fixer d’autres frais en dehors de ceux que doivent fixer les autorités provinciales.

D’autres précisions, selon la même source, sortiront des pourparlers en cours entre le Gouvernement de la République et le banc syndical de l’EPST à Kisantu dans la province du Kongo-Central.

Le seuil maximal des frais d’appui au fonctionnement des écoles maternelles et secondaires du secteur public et aux besoins des enseignants est fixé à 300.000 francs congolais.

D’après l’arrêté du gouverneur de la ville de Kinshasa, cette décision concerne les cycles d’enseignement maternel, le cycle terminal de l’éducation de base, l’enseignement normal, l’enseignement secondaire, technique social, commercial et assimilé, l’enseignement secondaire agricole, industriel, arts et métiers et assimilé.

Gentiny Ngobila précise que pour l’école dont le budget de sa gestion dépasse le seuil maximal prévu par cet arrêté et peut atteindre 600.000 FC ou l’équivalent en franc congolais de 300$, le conseil de gestion sollicite une dérogation expresse de l’autorité urbaine à travers le ministre provincial en charge de l’éducation.

D’après ce même document, les frais de scolarité dans les écoles privées agréées sont fixés par leurs promoteurs en concertation avec les comités des parents, en présence d’un représentant du pouvoir public. La même source précise que les frais d’internat ne sont pas concernés par cet arrêté et que la vente obligatoire des uniformes, cahiers de préparation, journal de classe, insignes dans les écoles de la ville de Kinshasa est interdite.

Fin de la grève des enseignants, nouveau dilemme pour les parents

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La page de la grève enfin tournée, la fin de la gratuité au niveau de l’école secondaire s’érige en véritable dilemme pour les parents d’élèves. Et surtout que les frais à payer ne sont pas encore connus.

C’est depuis mardi 9 novembre que les cours ont repris dans les écoles conventionnées, à la grande satisfaction des élèves et parents. Cependant, un autre vent vient de secouer ces derniers relatif à la fin de la gratuité au niveau de l’école secondaire. Conçue et annoncée pour l’enseignement de base qui est celui du primaire, le concept ”école pour tous” avait également impacté l’école secondaire et ce, au détriment des enseignants. A en croire le secrétariat du lycée Tobongisa de Ngaliema (ouest de Kinshasa), ”cette mesure avait paralysé l’enseignement pendant deux ans avec la comme conséquence : la démotivation des enseignants. La baisse et l’irrégularité de leurs salaires en étaient la cause », indique t-il.

La proclamation de la gratuité a poussé plusieurs parents à inscrire leurs enfants dans les écoles conventionnées, également concernées, dont la réputation sur la qualité de la formation les précédent.

Au début de l’année, les frais étaient fixés à 58.000fc l’an. Ce qui était une bonne opération pour les parents. Désormais, ce montant constitue le frais de l’Etat et les parents d’élèves doivent encore débourser une somme qui jusqu’ici demeure inconnue. Situation qui les conduit à délier leurs langues devant le micro trottoir de Media Congo Press (MCP).

« Nous étions contents de ne payer que 58.000fc l’année, ce qui s’apparentait avec le slogan du chef de l’Etat [le peuple d’abord]. Avec ce changement soudain, nous ne savons plus retourner en arrière et surtout que le montant exact des frais à payer n’est pas encore fixé », indiquent quelques parents d’élèves rencontrés aux lycées Tobongisa, Bolingani et Boyokani.

En attente du nouveau montant qui laisse perplexe, les parents rencontrés compte sur la bonne foi du chef de l’Etat, metteur en scène de ladite gratuité.

Radio Okapi/24sur24.cd / Provinces26rdc.net

 

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