La Cour constitutionnelle a pris acte, ce samedi 20 janvier au stade des martyrs, de la prestation de serment de Félix Tshisekedi réélu président de la République démocratique du Congo pour un second mandat.
Félix Tshisekedi a été investi chef de l’État congolais après avoir prononcé le serment ci-dessous, conformément à l’article 64 de la Constitution.
« Moi, Monsieur TSHISEKEDI TSHILOMBO Félix-Antoine, élu Président de la République Démocratique du Congo, je jure solennellement devant Dieu et la nation : – d’observer et de défendre la Constitution et les lois de la République ; – de maintenir son indépendance et l’intégrité de son territoire ; – de sauvegarder l’unité nationale ; – de ne me laisser guider que par l’intérêt général et le respect des droits de la personne humaine ; – de consacrer toutes mes forces à la promotion du bien commun et de la paix; de remplir, loyalement et en fidèle serviteur du peuple, les hautes fonctions qui me sont confiées ».
Le président de la Cour Constitutionnelle a, devant le public, remis, au chef de l’État investi, les emblèmes et insignes du pouvoir dont le drapeau et la Constitution du pays.
Par la même occasion, la chancellerie des ordres nationaux l’a décoré au rang de grand coordon pour les efforts menés, depuis sa prise de fonction en janvier 209, afin de relever l’armée congolaise.
Le cinquième président de la RDC, élu de nouveau pour un mandat de 5 ans, reste reconnaissant à la population congolaise qui a accepté de lui renouveler sa confiance.
La cérémonie d’assermentation de Félix Tshisekedi, faut-il le noter, a eu lieu dans un stade des martyrs de Kinshasa bondé du monde et spécialement d’une dizaine des chefs d’État africains ainsi que de plusieurs délégations de la Communauté internationale.
Les présidents présents sont entre autres ceux de la République du Congo, l’Angola, le Gabon, le Burundi, la Zambie, la République centrafricaine, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Ghana ou encore le Zimbabwe.
Les États-Unis d’Amérique, la France, le Canada ou encore le Royaume de Belgique ont dépêché leurs représentants pour cette cérémonie.
Félix Tshisekedi a été élu avec 13.058.962 voix, soit 73,47 % des suffrages exprimés, selon les résultats définitifs rendus publics par la Cour Constitutionnelle.
Félix Tshisekedi promet de stabiliser le franc congolais

Dans son discours prononcé ce samedi 20 janvier 2024, à l’occasion de sa prestation de serment, le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est engagé à stabiliser le franc congolais vis-à-vis de la monnaie étrangère. « Je connais vos préoccupations et ,durant mon quinquennat, je vais me battre pour stabiliser le franc congolais. Je vais travailler sur l’augmentation du pouvoir d’achat et la création d’une véritable industrie.», a déclaré Félix Tshisekedi.
À ce jour, la dépréciation monétaire est devenue palpable sur terrain où un dollar américain se négocie désormais à 2700 franc congolais.
Cette hausse du taux de change est de 1,6 % par rapport au dernier trimestre de l’année dernière.
Félix Tshisekedi a présenté les 6 objectifs de son second mandat

Le président Félix Tshisekedi, dans son discours d’investiture prononcé ce samedi 20 janvier, à l’occasion de sa prestation de serment comme président élu, a présenté les six objectifs de son second mandat de 5 ans.
À cet effet, le chef de l’État a promis de créer plus d’emplois, en accélérant la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes ; de protéger le pouvoir d’achat des ménages en stabilisant le taux de change ; d’assurer la sécurité des populations, du territoire national, des biens et intérêts du pays, en restructurant l’appareil de sécurité et de défense ; de poursuivre la diversification de l’économie et de renforcer sa compétitivité ; de garantir plus l’accès aux services sociaux de base ; ainsi que de renforcer efficacement les services publics.
En outre, Félix Tshisekedi a affirmé qu’à ces objectifs s’ajoutent trois défis majeurs qui seront les priorités de son second mandat. Il s’agit du désenclavement du territoire national ; du développement de la chaîne de valeur agricole et de l’assainissement des villes.
Investi pour un second mandat, Félix Tshisekedi promet de veiller à l’effectivité du rôle de porte-parole de l’opposition

Au cours d’une cérémonie solennelle, organisée ce samedi 20 janvier dans un stade des martyrs rempli comme un œuf, le président de la République, Félix Tshisekedi, a été investi par la Cour constitutionnelle pour un second mandat de 5 ans à la tête de la RDC. Dans son discours, prononcé à l’occasion de cet évènement, le chef de l’État s’est engagé à veiller à l’effectivité du rôle de porte-parole de l’opposition.
« J’exhorterai le parlement d’assurer l’effectivité du rôle de porte-parole de l’opposition que cette dernière voudra bien désigner, conformément à la Constitution », a déclaré Félix Tshisekedi.
Depuis toujours, l’opposition congolaise est à la quête d’un porte-parole, alors que la loi prévoit que celui-ci doit être choisi dans les trente jours qui suivent l’investiture du gouvernement. Un exercice qui s’est toujours présenté comme une équation à plusieurs inconnus. Sans qu’il ne soit nécessairement parlementaire, le porte-parole de l’opposition politique est désigné par consensus, à défaut, par vote des députés nationaux ou des sénateurs membres de l’opposition politique, au scrutin majoritaire à deux tours, dans le mois qui suit l’investiture du gouvernement , selon ce que stipule la loi n° 07/008 du 04 décembre 2007 portant statut de l’opposition politique.
D’après la même loi, le porte-parole de l’opposition à rang de ministre d’État au niveau national et jouit des avantages et des immunités y afférents.
Éviter les erreurs du passé
Par ailleurs, devant une trentaine de délégations étrangères, dont une dizaine dirigée par des chefs d’État, une première dans l’histoire du pays, Félix Tshisekedi a aussi exprimé son souhait d’éviter les « erreurs du passé » durant son nouveau mandat. À en croire, ce nouveau quinquennat sera celui de la « maturité ».
« Tirant les leçons de l’expérience du passé et ayant en esprit vos aspirations exprimées, je m’engage à user de tout ce qui est en mon pouvoir pour que les erreurs du passé ne se reproduisent plus », a déclaré le chef de l’État d’un ton ferme, accompagné d’un tonnerre d’applaudissements. « Une nouvelle ère est née, une ère de renouveau », a-t-il ajouté devant les milliers de Congolais qui avaient pris d’assaut le stade des martyrs pour assister à la prestation de serment du président élu.
Actu 30 / Provinces26rdc.com
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