Dans une note officielle adressée au ministre de l’enseignement supérieur et universitaire, Thomas Luhaka, datée du 17 octobre, le premier ministre Ilunga Ilukamba suspend les rétrocessions des quotités d’inscription et minerval que les établissements d’enseignements universitaires versent au ministère de l’ESU.
D’après le chef du gouvernement, les rétrocessions des quotités d’inscription et du minerval que perçoit le ministère de l’enseignement supérieur et universitaire impactent négativement sur le fonctionnement des établissements d’enseignement supérieur et sur les conditions sociales du personnel enseignant et des études.
La décision prise par le premier ministre Ilunga Ilukamba entre en vigueur cette année académique 2019- 2020 et le ministre de l’enseignement supérieur et universitaire est appelé à prendre les dispositions nécessaires pour l’application stricte de cette mesure.
Ci- dessous la lettre du premier ministre
« Depuis plusieurs années les universités et les instituts supérieurs sont astreints à rétrocéder au ministère de l’Enseignement supérieur et universitaire ainsi qu’à plusieurs de ses entités diverses quotités prélevées sur les frais d’inscription et de minerval payés par les étudiants (…). Aussi afin de remédier autant que possible à cette situation dommageable pour l’enseignement national, à dater de la rentrée académique 2019-2020, toutes rétrocessions des quotités des frais d’inscription et du minerval au ministère de l’enseignement supérieur et universitaire ainsi qu’à ses entités sont interdites, excepté le fond pour la promotion de l’éducation », écrit le premier ministre au ministre de l’Esu Thomas Luhaka Losendjola.
Plusieurs directions du secrétariat général de l’Enseignement supérieur et universitaire notamment celle de services académiques bénéficient des sommes importantes de la part des établissements supérieurs.
Le ministre de l’Enseignement Supérieur et universitaire, Thomas Luhaka Losendjola, avait procédé mardi 15 octobre 2019, à l’ouverture officielle de l’année académique 2019-2020 sur toute l’étendue du territoire national. Le ministre avait soutenu qu’il s’appuyait sur la vision du président de la République qui souhaite que l’Université congolaise devienne un centre de formation des cadres spécialisés devant constituer un point d’appui majeur pour le développement des sciences, des technologies et d’innovations dont le pays a besoin pour garantir son développement et sa stabilité, nécessaires à sa vocation régionale, continentale et mondiale.
Provinces26rdc
Laisser un commentaire