Au moins trois personnes ont perdu la vie dans des échauffourées de ce samedi 29 octobre matin entre des militaires des FARDC et des personnes déplacées au site de Rhoo dans le territoire de Djugu (Ituri).
D’après le porte-parole de l’armée en Ituri, tout est parti du meurtre par balles d’un soldat par un civil. L’incident est intervenu pendant que des militaires commis à la protection de ce site étaient à la recherche d’une femme, concubine d’un élément des forces loyalistes qui venait de dérober une arme avec des minutions de son compagnon. Ce présumé déplacé a été abattu avec deux autres personnes, indiquent des sources coutumières qui ajoutent que deux autres civils et un militaire sont également blessés.
D’après des sources locales, c’est peu avant 06 heures du matin que des éléments de la police militaire ont fait irruption chez un déplacé, tenancier d’une boutique dans ce site qui héberge plus de 37 000 personnes.
La police a fait cette irruption après avoir été informée que cet homme détenait une arme. Sans donner de détails sur le contenu de l’échange entre les deux parties, très vite, l’échange a dégénéré. Ce jeune a été abattu sur-le-champ par les forces de l’ordre, après qu’il a ouvert le feu sur un militaire décédé quelques minutes après.
En représailles, des collègues des FARDC sont entrés dans le camp de déplacés et ont tiré plusieurs coups de sommation. Ce qui a provoqué la fuite de nombreux déplacés.
Dans cette confusion, deux autres déplacés seront touchés par balles avant de succomber à leurs blessures. L’une des victimes serait la femme accusée d’avoir volé l’arme qui appartenait à son amant militaire. Mais d’autres sources avancent un bilan de quatre morts, dont un soldat des FARDC, tué pendant qu’il se retrouvait chez cette femme déplacée.
L’armée a réussi à récupérer trois armes auprès des manifestants, dont l’une appartient au militaire abattu.
Ituri : des miliciens maï maï exigent 30 chèvres pour libérer un chef de base et son secrétaire à Mambasa
Les miliciens continuent de se distinguer dans des cas d’enlèvements des civils dans le groupement Bakaheku de la chefferie des Babila-Babombi en territoire de Mambasa(Ituri).
L’alerte est du coordonnateur de la Société civile des Babila-Babombi, ce samedi 29 octobre. Celui-ci explique que ces miliciens maï-maï du groupe Kyandenga ont pris en otage le chef du bloc Baobao et son secrétaire. Ils exigent le paiement d’une rançon de 3 000 dollars qu’ils font équivaloir à 30 chèvres.
A cet enlèvement, s’ajoute celui d’un couple le 26. Ce qui fait un total de 4 personnes détenues en brousse en l’intervalle de deux semaines, s’inquiète Gilbert Kasereka Sivamwenda, qui invite les services de sécurité à mettre ce groupe hors d’état de nuire.
« Depuis que les militaires ont dispersé les miliciens Kyandenga traqués un moment à Maniama et Ila dans les environs de Biakato, il y a un autre groupe, résiduel au précédent, qui s’est installé à Mambabo, c’est en groupement Babila-Bakaiku. Ils quittent cette contrée pour aller kidnapper les gens. Les autorités ne doivent pas laisser le temps à ces semeurs de troubles, comme c’était le cas à Maniama. Là, après enlèvement, ces ennemis de la paix ont tué d’autres otages », fustige-t-il.
Cette structure citoyenne plaide pour que les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) braquent leur projecteur sur cette contrée qui approvisionne plusieurs contrées comme Makumo, Bela et Makiki en produits vivriers.
Notons que ces miliciens maï-maï comèttent des exactions dans ce territoire aux côtés des rebelles ougandais des Forces démocratiques et alliés (Adf).
Ituri : la Monusco annonce la reprise des vols nocturnes pour des exercices militaires

La Mission des Nations unies pour la stabilisation du Congo (Monusco) annonce la reprise des vols nocturnes, une activité qu’elle considère ”de routine sur la zone” en vue de permettre aux pilotes de se familiariser avec celle-ci.
Au cours d’un point de presse tenu à Bunia, chef-lieu d’Ituri, ce vendredi 28 octobre, le numéro un de cette organisation indique que la maîtrise de la zone survolée va les préparer à appuyer les Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc) engagées aux combats ou à évacuer les blessés au front. Ces exercices, ajoute-t-il, qui vont se dérouler dans les zones ciblées, visent également à prévenir la désinformation à laquelle se livrent certaines personnes afin de ternir l’image de la Monusco.
« Ce sont juste des exercices continus, ça permettra aux pilotes de maîtriser le terrain et nous le faisons avec toute transparence en communication avec l’ensemble de dispositifs chargés de la sécurité au niveau national », a dit Marc Karna Soro, chef de bureau de la Monusco/Ituri.
Rappelons qu’il y a peu, la population d’Irumu vivant dans la psychose, en proie à l’insécurité permanente, n’a pas apprécié le survol nocturne des hélicoptères de la Monusco.
A ce sujet, la société civile et quelques notables contactés promettent de réagir ultérieurement.

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