Les Forces Armées de la République Démocratique du Congo ont annoncé la libération d’une cinquantaine d’otages qui étaient retenus en captivité par les rebelles des Forces Démocratiques Alliées (ADF).
La libération de ces otages a eu lieu jeudi après-midi. Selon plusieurs sources sécuritaires, les soldats des FARDC ont libéré un total de cinquante-quatre (54) otages. Parmi les personnes libérées figurent vingt-un (21) enfants, dix-sept (17) femmes et seize (16) hommes.
Toutes ces personnes ont été secourues grâce aux patrouilles de combat menées par l’armée congolaise contre les combattants terroristes de l’ADF dans le village de Manzobe, situé à plus de trente-cinq (35) kilomètres à l’ouest de la chefferie de Walesse-Vunkutu dans le territoire d’Irumu.
Les ex-otages révèlent en outre qu’ils ont vécu un calvaire pendant leur captivité dans la brousse et ajoutent que malheureusement plusieurs autres civils ont déjà été tués par les combattants rebelles.
Ces civils ont été pris en otage par les rebelles ADF lors de l’attaque d’un convoi sécurisé par des éléments de la mission de l’ONU en RDC et ceux des forces armées congolaises à LUNA Kabrike le 5 novembre 2021.
Réagissant au nom de l’armée, le porte-parole de l’armée en Ituri, le lieutenant Jules Ngongo a encouragé ses frères d’armes à poursuivre les fouilles afin de récupérer d’autres compatriotes qui peuvent encore être détenus par les assaillants.
“Nous encourageons les éléments des forces armées de fouiller pas à pas cette forêt pour récupérer d’autres compatriotes qui peuvent encore être dans les filets de ces bandits. Mais aussi de tout faire pour neutraliser ces hors-la-loi”, a déclaré Jules Ngongo, avant de demander à la population de continuer à collaborer avec les forces armées et de fournir des éléments fiables pour détruire cet ennemi.
Bunia : Luc Malembe transféré à la prison centrale et accusé de “ faux bruits ” (Justice militaire )

C’est dans l’après midi de ce jeudi 25 novembre que Luc Malembe, porte-parole provincial de Lamuka en Ituri a été transferé à la prison centrale de Bunia, après une nuit passée au cachot de l’auditorat militaire de l’Ituri à Bunia.
Joint au téléphone à ce sujet par buniaactualite.com, l’auditeur militaire de l’Ituri qui instruit son dossier, dit avoir reproché à cet acteur politique la propagation de “ faux bruit ” sur les réseaux sociaux.
« Pour l’instant, c’est une infraction qu’on appelle propagation de faux bruits, c’est ce qui lui est reproché », a-t-il brièvement répondu au téléphone, sans en donner plus des détails.
Par ailleurs, tous nos efforts pour entrer en communication avec l’avocat du prévenu pour avoir sa version de faits, n’ont pas abouti. L’affaire n’a pas encore jusque-là était fixée au tribunal.
Depuis son arrestation le mercredi 24 novembre, M. Malembe a été privé aussi de ses moyens des communications. Des voix se lèvent pour exiger sa libération, prétextant qu’il défends la cause de la population Iturienne en détresse. Ce qui a justifié sa demande sollicitant la démission du gouverneur militaire de l’Ituri, sous État de siège suite à la persistance de l’insécurité, estiment-ils.
Que retenir de l’infraction de “ Faux bruits ”?
Il y a lieu de noter une certaine ambiguïté dans la formulation de l’article 199 bis du code pénal congolais, datant des années 1940, a expliqué un juriste.
Cet article stipule : « Quiconque, en répandant sciemment de faux bruits de nature à alarmer les populations, à les inquiéter ou à les exciter contre les pouvoirs établis, aura porté ou aura cherché à porter le trouble dans l’État, sera puni d’une servitude pénale de deux mois à trois ans et d’une amende. »
Aucune définition précise du « faux bruit » n’y est donnée. Le législateur a glissé cette expression dans le Code pénal, sans en préciser le sens exact. Ainsi, poursuit un analyste, “ n’importe qui peut qualifier de « faux bruit » toute information qui sonne mal à ses oreilles ou qui dénonce les abus du régime, sans en donner un contenu clairement défini.”
Début novembre 2021, un journaliste de la RTNC Bunia a été mis au cachot suite à sa “ publication amicale” dans un groupe WhatsApp réunissant ses confrères, mais une publication qualifiée de “faux bruits ”. Après une nuit passée à l’auditorat militaire, Abdoul Lazo avait recouvré sa liberté le 03 novembre.
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