RDC-Kinshasa : le SYLMED porte plainte après des violences policières contre des médecins en sit-in

Ce jeudi 16 juillet 2026, le Syndicat libre des médecins (SYLMED) a déposé une plainte auprès de l’Auditorat supérieur militaire de garnison de la Gombe contre les policiers impliqués dans les violences commises à l’encontre de médecins qui manifestaient pour revendiquer de meilleures conditions de travail.

Les faits se sont produits devant le ministère de la Santé publique, où plusieurs médecins s’étaient rassemblés pour réclamer notamment leur alignement sur la paie, leur mécanisation et leur avancement en grade. Des vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent des policiers frappant des manifestants et les aspergeant d’eau.

À l’issue du dépôt de la plainte, le secrétaire général du SYLMED, André Kasongo, a indiqué que les médecins avaient passé la nuit au ministère après avoir, selon lui, vainement attendu d’être reçus par le ministre de la Santé publique.

Selon le responsable syndical, les manifestants ont ensuite été dispersés par les forces de l’ordre alors qu’ils poursuivaient leurs revendications.

« Cette humiliation ne nous a pas laissés indifférents. Nous sommes venus saisir l’Auditorat supérieur militaire afin que justice soit faite. Il est inadmissible que des médecins, qui servent la nation et travaillent parfois dans des conditions extrêmement difficiles, notamment pendant des épidémies comme Ebola, soient tabassés comme des criminels alors qu’ils réclament simplement leurs droits. Ces faits se sont déroulés au cabinet du ministre de la Santé. Nous demandons à la justice de faire son travail », a déclaré André Kasongo.

Parmi les plaignants figure une femme médecin enceinte, qui affirme avoir été victime de violences lors de l’intervention des policiers.

« Nous étions devant l’immeuble Intelligent pour réclamer nos droits. Les policiers sont sortis et ont commencé à nous bousculer. Étant enceinte, je leur ai demandé pourquoi ils nous traitaient ainsi. L’un d’eux m’a insultée publiquement avant de s’en prendre à moi. C’est pour cela que nous sommes venus porter plainte », a-t-elle témoigné.

Il sied de noter que le SYLMED espère que l’enquête permettra d’identifier les policiers mis en cause et que les responsabilités seront établies conformément à la loi. Au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle des autorités compétentes n’avait encore été rendue publique concernant ces allégations de violences.

 

Provinces26rdc.com

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