Les marchés, boutiques, pharmacies, quincailleries, maisons de vente de pièces de rechange … basés dans la ville de Kinshasa fermés le mardi 25 juin 2019. Et le même jour, une marche pacifique à laquelle prendront part leurs vendeuses et vendeurs sera organisée, annonce le Syndicat national des vendeurs du Congo (SNVC), dans une correspondance adressée au gouverneur de la ville de Kinshasa, dont copie a été adressée notamment au président de la République.
La correspondance, datée du 27 mai 2019 et signée par le président national du SNVC, Guylain Lokofo Longanga, précise que la marche pacifique partira du marché Bayaka, dans la commune de Ngiri-Ngiri, jusqu’à la Cité de l’Union africaine, en passant par l’avenue Kasa-Vubu, Kintambo/Magasins et l’avenue du Tourisme.
Les organisateurs justifient cette grève et cette marche pacifique par le fait qu’après avoir organisé le 26 juillet 2011 une marche pacifique,
de la Gare centrale à la Primature, ils avaient été reçus par M. Adolphe Muzito, alors Premier ministre, et participé aux différentes séances de travail avec les différents ministres qui se sont succédé à la tête du ministère de l’Économie, notamment Modeste Bahati Lukwebo, Jean-Paul Nemoyato, Darwezi, Joseph Kapika, etc. Cela conformément aux instructions du président de la République sortant qui avait demandé aux organisateurs de maintenir le dialogue avec le ministre de l’Économie. Cela en vue d’aboutir à l’application effective des textes interdisant aux étrangers l’exercice du petit commerce et le commerce de détail en République démocratique du Congo ainsi que d’autres revendications.
Le 12 mars 2019, poursuit la correspondance, le SNVC a introduit un mémorandum au cabinet du chef de l’État. Mais, constate cette organisation syndicale, la situation sur le terrain empire davantage sans que le gouvernement n’intervienne. Preuve : les étrangers et les sociétés continuent d’exercer le petit commerce et le commerce de détail en violation de la loi, y compris le décret 011/37 du 11 octobre 2011 portant mesures conservatoires en matière d’exercice du petit commerce et du commerce de détail en République démocratique du Congo. Il a aussi relevé que des commerçants continuent de supporter les frais bancaires lors des paiements d’impôts, de droits, taxes ou redevances reconnus au pouvoir central et entités décentralisées.
La taxe de pollution qui, jadis, c’est-à dire avant l’avènement de M. Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à la magistrature suprême, était réservée aux entreprises industrielles dont le degré de pollution dépasse les normes requises, est actuellement imposée aux propriétaires des boutiques, quincailleries, salons de coiffure, maisons de couture, maisons de vente du sucre ou du ciment, dépôts pharmaceutiques, etc. L’autorisation d’ouverture d’une activité commerciale qu’on obtenait une seule fois, à l’ouverture de l’établissement, est depuis quelque temps imposée aux commerçants annuellement.
Et on a encore créé la taxe professionnelle annuelle, signale la correspondance qui, d’autre part, relève que bien que les commerçants paient
la taxe rémunératoire annuelle qui constitue leur participation à l’assainissement de la ville, on leur demande encore de payer la taxe d’assainissement; ce qui constitue une double taxation.
Enfin, les agents, structures, services et entités non qualifiés effectuent les recensements payants et le contrôle économique. Ils perçoivent les taxes illicites avec la bénédiction des bourgmestres, dénonce la correspondance.
Le Potentiel
Laisser un commentaire