Dans l’est de Kinshasa à Tshangu, les embouteillages récurrents au niveau de Kimbuta ne perturbent pas seulement la circulation. Ils affectent également l’activité économique en réduisant la productivité des travailleurs, en augmentant les coûts de transport et en pénalisant les commerçants ainsi que les consommateurs.
Chaque jour, de nombreux vendeurs et vendeuses passent plusieurs heures aux arrêts de bus dans l’attente d’un moyen de transport. Les bouchons ralentissent fortement la circulation, retardant l’arrivée des véhicules et réduisant le temps consacré aux activités génératrices de revenus.
« Nous sommes ici depuis 9 heures et maintenant il est déjà midi. Le temps d’arriver au marché, il sera presque 13 heures. Nous perdons énormément de temps à attendre parce qu’il y a des embouteillages de l’autre côté », témoigne une commerçante rencontrée sur place.
Cette perte de temps se traduit directement par une baisse des ventes. Les heures habituellement consacrées au commerce sont absorbées par l’attente, ce qui réduit les recettes quotidiennes des petits commerçants, particulièrement ceux qui dépendent des marchés de Kinshasa pour écouler leurs produits.
Les embouteillages ont également des répercussions sur le coût du transport. Pour contourner les axes saturés, plusieurs chauffeurs de taxis et conducteurs de motos-taxis empruntent des itinéraires plus longs, ce qui entraîne une consommation supplémentaire de carburant et une hausse des tarifs.
« Un trajet qui coûte habituellement 1 000 francs congolais peut passer à 2 000 francs. Pour les motos-taxis, une course de 2 000 francs peut atteindre 3 000 francs », explique Guy Awarakala.
Cette augmentation des frais de transport renchérit les coûts de déplacement des ménages et peut se répercuter sur le prix des marchandises, les commerçants intégrant ces dépenses supplémentaires dans leurs coûts d’approvisionnement.
Il sied de noter que face à cette situation, les habitants de Tshangu appellent les autorités à mettre en œuvre des solutions durables pour fluidifier la circulation au niveau de Kimbuta. Selon eux, la réduction des embouteillages permettrait non seulement d’améliorer la mobilité urbaine, mais aussi de soutenir les activités économiques et le pouvoir d’achat des populations.
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