L’Action Alternative pour le Bien-être et Changement (AAB), regroupement membre du Front Commun pour le Congo (FCC), a organisé le vendredi 13 novembre 2020 une matinée politique à Kinshasa.
Cette activité avait pour but, selon les organisateurs, d’expliquer les causes de la crise qui sévit au sein de la coalition au pouvoir, le FCC-CACH.
C’est Richard Ndambu Wolang, un des élus de ce regroupement, qui a pris la parole le premier pour présenter les différentes personnalités de l’AAB, avant de la passer au professeur Kodjo Ndukuma, cadre du Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), qui a été invité à la rencontre pour expliquer « la genèse et l’évolution de ladite crise.
Son intervention a tourné autour de 3 questions principales à savoir : « d’où venons-nous ? Où en sommes-nous ? et où allons-nous ? ».
Répondant à la première question, ce cadre du PPRD a brossé la genèse de la coalition au pouvoir en RDC, en partant des résultats des élections de 2018, qui ont consacré « la victoire à la présidentielle d’un acteur politique de l’opposition CACH (Félix Tshisekedi, ndlr) tout en accordant la majorité parlementaire de près de 88 % au FCC ».
« Une cohabitation gouvernementale FCC-CACH s’imposait selon ces résultats. Elle a été contournée par la signature d’un accord politique entre le président de la République sortant et le président de la république entrant. Les autorités morales de deux plateformes politiques ont convenu d’une coalition gouvernementale, mieux adaptée à la situation politique particulière du pays », a-t-il déclaré.
D’après l’orateur du jour, la crise entre la coalition FCC-CACH « remonte aux tentatives de retardement de l’installation du bureau du Sénat au motif qu’un parti politique membre du CACH se retrouvait sans sénateur élu malgré la présence des députés provinciaux issus de ses rangs parmi les électeurs. Elle s’est poursuivie avec la gestion des affaires courantes par l’administration de la présidence en lieu et place du 1er ministre et du gouvernement sortant en attendant la remise et reprise avec la nouvelle équipe gouvernementale.
La nomination par le président de la République des animateurs des entreprises minières sans en discuter au préalable avec le partenaire de la coalition est présentée comme le troisième incident fâcheux entre les coalisés. Tandis que les ordonnances nommant 3 nouveaux juges à la Cour Constitutionnelle furent la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, toujours d’après ce cadre du PPRD.
Kodjo Ndukuma a, cependant, dénoncé ce qu’il a qualifié de « tentative de présidentialisation du régime politique de la RDC », contrairement « aux prescrits de la Constitution qui prônent un régime parlementaire rationalisé ».
Le professeur Kodjo a, en outre, stigmatisé ce qu’il considère comme les « stratégies de retrait de la coalition » dans le chef du CACH, en quête d’une nouvelle majorité numérique. Chose qui ne sera pas facile car, conclut-il, « des contre-stratégies sont en œuvre, dont on ne peut pas parler présentement ».
Il sied de rappeler que le regroupement politique AAB compte à son actif 16 partis politiques répartis sur toute l’étendue du territoire de la RDC et dispose des 27 députés, 8 sénateurs, et 48 députés provinciaux. Ce regroupement est la deuxième force politique du FCC.
Crise politique entre le FCC et le CACH: l’AAB stigmatise une « tentative de présidentialisation du régime politique de la RDC »
Le Pr. Kodjo Ndukuma du PPRD a expliqué la genèse et l’évolution de la crise qui empoisonne les relations entre le Front commun pour le Congo (FCC) et le Cap pour le changement (CACH), deux plates-formes au pouvoir en RDC, au cours de la matinée politique organisée vendredi, par le regroupement politique Action alternative pour le bien-être et le changement (AAB), en la salle de cinéma du Show Buzz dans la commune de la Gombe.
Pour parler de cette évolution, l’orateur a donné de réponses à trois questions, à savoir, «d’où venons-nous; où en sommes-nous; et où allons-nous».
A la question d’où venons-nous, le Pr. Kodjo Ndukuma a brossé la genèse de la coalition au pouvoir en RDC, en partant des résultats des élections de 2018, qui ont consacré la victoire à la présidentielle d’un acteur politique de l’opposition CACH tout en accordant majorité parlementaire de près de 88 % au FCC.
Selon ces résultats, a-t-il dit, une cohabitation gouvernementale FCC-CACH s’imposait et a été contournée par la signature d’un accord politique entre le Président de la République sortant et le Président de la République entrant. Il a fait savoir que les autorités morales des deux plateformes politiques avaient convenu d’une coalition gouvernementale, mieux adaptée à la situation politique particulière du pays.
S’agissant de la crise FCC-CACH, Kodjo Ndukuma explique qu’elle remonte aux tentatives de retardement de l’installation du bureau du Sénat au motif qu’un parti politique membre du CACH se retrouvait sans sénateur élu malgré la présence de députés provinciaux issus de ses rangs parmi les électeurs, ajoutant qu’elle s’est poursuivie avec la gestion des affaires courantes par l’administration de la présidence en lieu et place du 1er ministre et du gouvernement sortants en attendant la remise et reprise avec la nouvelle équipe gouvernementale.
Pour lui, la nomination par le Président de la République des animateurs d’entreprises minières sans en discuter au préalable avec le partenaire de la coalition a été présentée comme le troisième incident entre les coalisés et les ordonnances nommant 3 nouveaux juges à la Cour constitutionnelle.
Devant les personnalités, cadres et militants de ce regroupement, la deuxième force politique du FCC, le Pr Kodjo Ndukuma a stigmatisé ce qu’il a qualifié de «tentative de présidentialisation du régime politique de la RDC», contrairement aux prescrits de la Constitution qui prônent un régime parlementaire rationalisé.
Auparavant, le député Richard Ndambu Wolang a présenté des différentes personnalités de l’AAB, un regroupement politique qui compte 16 partis politiques répartis sur l’étendue du territoire de la RDC, aligne 27 députés et 8 sénateurs, auxquels s’ajoutent 25 élus provinciaux, avant de passer la parole au Professeur Kodjo Ndukuma du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD).
7sur7/ACP / provinces26rdc.net
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