50.000 hectares de terres arables ont été disposés pour un projet d’exploitation de cultures pérennes dans la province de Mongala, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, a fait savoir le gouverneur de province samedi à son retour à Kinshasa, en provenance du Kwilu où s’est déroulé la 13ème Conférence des gouverneurs.
» Nous aspirons notamment à faire de notre province un véritable centre de transformation agricole. À cet effet, depuis mai 2025, nous avons conçu un projet ambitieux portant sur l’exploitation de 50 000 hectares.
Ce projet comprend des cultures pérennes, notamment le café, le cacao, le caoutchouc et le palmier à huile », a dit Jean Collins Makaka, gouverneur de la province de Mongala.
Des cultures vivrières comme le manioc, les haricots, les arachides, le riz sont également inscrits dans ce programme, ainsi que le volet
halieutique destiné au développement de la pisciculture, a-t-il précisé.
Un programme de vergers couvrant, au moins 5 000 hectares, afin de produire localement des fruits aujourd’hui majoritairement importés, est également prévu, selon le gouverneur de la province de Mongala.
» L’objectif est clair : réduire notre dépendance aux importations alimentaires et promouvoir l’autosuffisance », a-t-il affirmé, avant de relever que ce projet nécessite un appui financier et technique de la part du gouvernement central et des partenaires extérieurs.
A cette occasion, le gouverneur Makaka a insisté sur la nécessité de réhabiliter les infrastructures de base, notamment les routes, les ponts, les ports et les pistes d’aviation, afin de faciliter l’évacuation des produits agricoles vers les marchés de consommation.
En outre, dans la perspective de la transformation industrielle mise en chantier dans la Mongala, l’accès à une énergie électrique stable, permanente et efficace est indispensable pour faire fonctionner les unités de production, a fait remarquer le
gouverneur.
Une constitution adaptée aux réalités socioculturelles congolaises
» Face aux débats sur la révision de la Constitution, nous ne plaidons pas pour de simples modifications, mais plutôt pour de véritables changements. Il s’agit, selon nous, de doter la République d’une constitution adaptée à nos réalités socioculturelles, compréhensible dans nos langues nationales — le lingala, le kikongo, le tshiluba et le swahili — et en adéquation avec nos valeurs et l’évolution de notre société », a-t-il soutenu.
Selon lui, une partie du territoire national étant encore sous occupation ennemie, il ne serait pas opportun d’organiser des élections sans avoir préalablement restauré l’intégrité territoriale, a-t-il justifié.
» Nous estimons qu’il est prioritaire de récupérer l’ensemble du territoire national, procéder à un recensement général de la population, afin de disposer de données fiables sur le nombre réel de Congolais. Ce n’est qu’à partir de ces bases solides qu’un processus électoral crédible pourra être engagé », a fait remarquer le gouverneur Makaka.
La RDC, état unitaire, ne saurait organiser des élections alors qu’une partie de sa population échappe encore à l’administration centrale.
Le gouverneur de la Mongala a dit avoir quitté la 13 ème Conférence des gouverneurs avec un sentiment de satisfaction car elle aura été un privilège pour les gouverneurs de s’exprimer devant le Magistrat suprême. Il a salué, à cet effet, une réalisation à plus de 90% du programme de développement local des 145 territoires( PDL-145T) dans la province de la Mongala.
ACP/Provinces26rdc.com.
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